Histoire de la Nosclurie (1/3)

Publié le par U Spargugliatu

Les premières traces de peuplements noscluriens remontent au Paléolithique ancien. Toutefois, si leur culture reste encore très méconnue, il est aujourd’hui admis qu’il s’agissaient de peuples scythes et slaves largement nomades, au mode de vie pastoral, considérés par les Perses, les Grecs et les Romains comme des Barbares.

Les populations noscluriennes commencent à se sédentariser au premier siècle avant l’ère chrétienne dans de petites agglomérations situées aux abords des cours d’eau. Deux centres urbains émergent particulièrement : Nosacal (la future Noscl) à l’est des Ravaches, au confluent de deux rivières importantes, et Rozigga (plus tard devenue Robzig) sur un affluent du Klum.

Ne possédant pas d’écriture connue à cette époque, il est difficile de retracer l’histoire de ces peuples qui interagirent peu avec leurs voisins. Le premier contact attesté avec une autre civilisation intervint en l’an 292 lorsque le général romain Claudius Lucius Salicius tente en vain de conquérir ces territoires. Mal commandée et en sous-nombre, l’armée de Salicius est décimée devant Nosacal en 294 après avoir massacré quelques populations isolées.

Toutefois et en dépit de son caractère peu objectif, le récit de cette campagne constitue la toute première source écrite connue à ce jour sur la Nosclurie. Les notes de Salicius évoquent "des hommes sauvages s’exprimant par borborygmes et se sachant pas différencier les chèvres des brebis", ainsi que "des habitats très dispersés, constitués de huttes et de cabanes en bois, tenant à peine debout", mais également "une puissante cité aux fortifications de pierres sèches".

Partiellement envahie par les Goths au cours des siècles suivants, la Nosclurie est évangélisée par la légendaire Sainte Yanela venue de Grèce, laquelle aurait également apporté la roue, la voute et l’écriture. S’il est difficile de séparer le mythe de la réalité historique, il est cependant certain que c’est au cours des V°, VI° et VII° siècles que la Nosclurie adopte la foi chrétienne, l’écriture cyrillique ainsi qu’un embryon d’organisation sociale pré-féodale. Plusieurs petits royaumes commencent à se mettre en place autour des quelques villes qui émergent.

 

Au début du X° siècle, un chef viking du nom de Yulvanic Alleda remonte le Klum et ravage les royaumes de Guia autour de Robzig et de Vrenn, près de l’actuelle Stolinkzsek. Arrivé en 924 devant la ville de Noscl qui est alors un petit royaume indépendant, il échoue à franchir ses murailles. Ne souhaitant pas renoncer à la très grande richesse des lieux et disposant de beaucoup d’hommes, il assiège la cité durant cinq mois au terme desquels le roi Caleh et ses troupes, affamés et désespérés, tentent une sortie en force au cours de laquelle ils sont massacrés par les vikings. Yulvanic parvient enfin à investir Noscl avec ses hommes où il ne ravitaille que ceux qui se soumettent, massacrant ou chassant les autres. Après avoir assassiné les enfants du roi Caleh, Yulvanic se proclame roi de Noscl en avril 925.

Les royaumes ou comtés alentours ne réagissent pas à ce coup de force pour venir au secours des malheureux noscléens. En effet, ceux qui auraient eu la possibilité d’intervenir, alors en guerre contre Caleh, préfèrent se réjouir de sa chute. Yulvanic passe les deux années suivantes à consolider son pouvoir, à conquérir les terres alentours et renvoie son fils Roric en Scandinavie quérir des hommes supplémentaires. Le royaume qu’il se constitue ne dépasse pas les limites du Zorkor actuel.

En 928, le nouveau roi du Guia Goren II envoie ses armées à l’assaut de Noscl pour venger le sac de Robzig et de sa région, mais Yulvanic, qui a tiré des leçons de la chute de Caleh, parvient à mener une contre-attaque victorieuse en bloquant les guiens dans le défilé de Zalron. La guerre n’en continue pas moins jusqu’en 938, date à laquelle les deux forces en présence, épuisées, décide d’une fin des hostilités sans pour autant désigner de vainqueur. Goren II retire ses armées et Yulvanic renonce à exercer des représailles contre les guiens. Il meurt assassiné l’année suivante.

Son fils Roric lui succède et sera connu sous le nom de Roric le Sage. Désireux de garder son pouvoir et pour ce faire, d’apporter la prospérité à ses sujets, Roric signe des traités de paix avec toutes les forces en présence susceptibles de lui déclarer la guerre à un moment ou à un autre. Il se convertit officiellement au christianisme pour se concilier les bonnes grâces des prêtres, accorde des responsabilités à des noscléens, et renonce au titre de « Roi de Noscl » contre celui de « Comte de Noscl et de sa région », qui deviendra plus tard : « Comte de Nosclurie ». Noscléens et Scandinaves se mêlent les uns aux autres jusqu’à ne plus former qu’un seul peuple.

En 1037, son arrière-arrière-petit-fils Roric II épouse Ulina, héritière du comte d’Olmunz, doublant ainsi largement la taille de son comté, devenant ainsi le plus puissant seigneur de ce qui deviendra plus tard la Nosclurie.

Les comtes qui suivirent menèrent quelques expéditions dans les Ravaches contre les hommes des montagnes, désorganisés et sans roi.

 

En 1268, le comte Vasyl de Nosclurie décida d’envahir Larana et sa région. C’est le début du Royaume de Nosclurie.

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