Bona sera à tutti.
De quoi je vais vous parler ce soir ? De la manifestation d’aujourd’hui, bien entendu.
Et quel en était le « thème » (je sais, ce n’est pas le terme approprié, mais je n’ai pas trouvé mieux, désolé) ? Le refus du PADDUC et de l’omnipouvoir de l’argent.
Organisé par CNI, le Rinnovu, l’ex Fronte Populare et Strada Dirita (soit les organisations engagées dans la refondation), le rassemblement était prévu à Porti Vechju (une des capitales corses de la bétonisation, de la privatisation, de l’argent tout puissant… en gros de tout ce qu’il ne faut pas faire), devant la mairie, à 10 heures, aujourd’hui.
Et effectivement, Porti Vechju subit le double calvaire de la bétonisation effrénée et de l’invasion par les riches ; de l’ultralibéralisme, en somme.
Quant au PADDUC, qui préconise une accentuation de tout cela au détriment de la Corse, je ne pense pas avoir besoin de vous en rappeler les ravages qu’il ferait à notre patrimoine naturel, culturel et historique, j’aurais trop peur de vous lasser.
La manifestation d’aujourd’hui avait donc pour objectif de montrer notre opposition au fait que seul l’argent triomphe, et non pas les vrais valeurs. Pour refuser le fait que l’argent puisse tout acheter, y comprit l’Âme.
Je pense avoir tout dit concernant les motivations de la manifestation, passons donc aux faits.
La manifestation d’aujourd’hui s’est donc réunie vers 10 heures devant la mairie de Porti Vechju, fief historique (au moins deux siècles) de la famille de Camillou. Il devait y avoir plus de 100 personnes. Une bannière « Vergogna à tè chì vendi a terra » (honte à toi qui vend la terre, ce qui était par ailleurs le titre d’une célèbre chanson de Canta u Populu Corsu de l’album C’hè dinù, de 1982) avait été largement déployée sur la façade de la mairie, et pouvait difficilement être plus explicite.
Puis, la manifestation s’est dissipée, dans le calme (et pan ! à tous ceux qui disent qu’il y a toujours des « voyou » pour provoquer les CRS et rechercher « l’affrontement inutile »). Mais pas tous ne sont partis…
Un nombre assez restreint s’est ensuite rendu sur la plage de Palombaghja (Playa Baggia selon « certains »), plage hautement envahie par les maux que je vous ai précédemment décris, et ainsi ont occupé la villa d’un acteur français célèbre dont je tairais le nom (oh, et puis non ! Christian Clavier, pour être plus précis), pour une occupation symbolique pendant à peu près une heure…
Le choix de Clavier était judicieux : il présente l’avantage d’être ami à la fois avec le Commandant Suprême et avec le vice-roi Camillou (traduction : avec Sarkozy et avec de Rocca-Serra). En plus de ça, il a joué dans l’enquête corse… (non, ça il vaut mieux que je la supprime cette phrase, il y en a qui pourraient prendre ça au premier degré).
Et puis ensuite tout le monde est parti.
Aujourd’hui, il y avait également eu la libération, au Pays Basque, d’Arnaldo Otegi, leader de Batasuna (la gauche indépendantiste basque), emprisonné depuis 15 mois pour « apologie du terrorisme ». Pourvu que le Commandant Suprême n’ait pas l’idée d’instaurer ce chef d’accusation chez nous…
Au fait, me demanderiez-vous, pourquoi ce titre ?
Très simplement… parce qu’une fois de plus, je devais y aller, et une fois de plus, je n’ai pas pu y être… (après la manifestation de janvier à l’assemblée de Corse, ça commence à bien faire, mes « absences », il va falloir que je me rattrape sérieusement)
À vedeci, è bona notte.
PS : il serait temps que je me remette à faire des articles à contenu non politique, car à la longue, je risque de sombrer dans la monotonie. Qu’en pensez-vous ?
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