Bonjour à tous !
Et oui. Déjà de retour. Il semblerait que je m’améliore. Que j’améliore ma fréquence d’écriture. Ne vous attendez cependant pas à me voir progresser, ou réellement faire mieux. Non, en fait, j’écris quand ça me vient, comme toujours. Et autant, la prochaine fois que j’écris, ce sera dans un mois ou deux, voire plus…
Aujourd’hui, si je prends la plume, c’est pour vous parler d’un fait qui me choque de plus en plus, dans notre monde à la dérive, au-delà de l’importance grandissante des grandes puissances commerciales toutes plus amorales les unes que les autres (pour reprendre un terme de Jean-Marie Messier ; un connaisseur !) et des dégâts toujours plus importants sur notre pauvre planète qui n’en peut plus, c’est de voir le degré toujours croissant de paranoïa de notre société actuelle. Dernièrement, j’ai eu l’occasion de lire, dans la presse française, qu’une crèche parisienne envisageait d’imposer sur chaque enfant placé sous sa responsabilité une puce électronique, afin de toujours être tenu au courant des moindres mouvements des enfants.
Non mais je rêve !!
Après l’installation de caméras de surveillance généralisée sur la voie publique (il y en a presque une tous les dix mètres), et un pistage total par Internet de tout ce qui se fait (mais je m’en fous complètement que vous sachiez à chaque instant ce que je fais et ce que je dis, messieurs les surveillants d’Internet ; je vais même vous dire mieux ; je vous invite à aller voir ailleurs si j’y suis, bande de crétins !), après les GPS intégrés dans tout ce qui est électronique pour suivre à distance les moindres mouvements de leurs propriétaires, après les contrôles qui sont de plus en plus fréquents, jusqu’à l’absurde, voilà qu’ils s’en prennent même aux enfants.
Comme si des bambins de deux à trois ans pouvaient se révéler délinquants en puissance ! On croit rêver.
Mais ne nous leurrons pas. Si cette mesure fait globalement l’unanimité contre elle (Dieu merci, les gens ne sont pas totalement lobotomisés par le libéralisme effréné et la société de consommation bêtifiante), il ne fait nul doute dans mon esprit qu’une telle idée n’est pas seulement un éclair de stupidité ayant subitement germé dans un cerveau faisandé, mais bien une étape, une de plus, vers un contrôle toujours plus total de l’humanité. Il ne leur suffisait pas de moucharder nos moindres appareils électroniques, il leur fallait encore aller plus loin dans l’asservissement. Pour nous y habituer toujours un peu plus.
Il y a déjà les détenus et les prisonniers qui en portent. Il y a déjà tous les prisonniers en liberté surveillée qui en portent. D’ici peu, j’imagine que tous les ressortissants étrangers à un pays seront tenus d’en porter, de même que tous les anciens détenus. Et puis, ce seront tous les proches des « personnes à risques », elles-mêmes déjà antérieurement fichés. Et puis les adhérents des partis politiques « dissidents », et ainsi de suite, jusqu’à ce que nous soyons tous pucés en permanence de façon à ce que ces messieurs qui commandent puissent toujours savoir ce que nous faisons. Alors, la liberté sera morte.
Pensez-vous que je sois paranoïaque ? Il est vrai qu’un tel discours peut sembler excessif, mais je puis vous affirmer que j’ai bien peur que ce ne soit pas le cas. Nous sommes déjà tous fichés par les services de l’Etat (quel qu’il soit, d’ailleurs), et chacun d’entre nous est déjà, depuis longtemps, suivit de milles manières différentes. Par ailleurs, à vous qui me lisez quotidiennement, et qui ignorez tout de moi, je suis parfaitement convaincu que les RG (ou leurs équivalents actuels) savent parfaitement qui se cache derrière mon pseudonyme, et se rient certainement de mes propos qu’ils savent parfaitement justes, mais parfaitement inutiles, dans la mesure où leur effet demeure très limité.
C’est bien dans le meilleur des mondes, de Aldous Huxley, que l’on se prépare progressivement à rentrer, ou celui imaginé par George Orwell dans 1984.
Le futur n’est absolument pas rassurant.
Dans le reste de l’actualité, il y a aussi cette réunion des élus de l’Assemblée de Corse avec notre chère Michèle Alliot-Marie, actuellement à la Justice, après avoir été à l’Intérieur et à la Défense, et encore, j’en oublie.
Cette réunion avait pour cadre le rapprochement des prisonniers, ce qui je le rappelle, n’est rien d’autre qu’une exigence de conformité avec la Loi française et européenne, et après toutes nos luttes populaires pour parvenir à nous faire entendre, point sur lequel même les élus de l’Assemblée de Corse nous avaient accordé un vote unanime, la ministre avait accepté de recevoir une délégation d’élus corses.
Au cours de cette réunion, il nous a finalement été promis que la prison de Borgu sera réaménagée pour accueillir 20 places de plus, et que d’autres prisonniers seront rapprochés, de la région parisienne à Arles (qui, je le rappelle, n’est pas en Corse).
Pour autant, peut-on réellement parler d’avancées ? Pour ma part, je répondrais par la négative. Et pour cause : ce ne seront pas seulement les prisonniers politiques corses, qui seraient concernés par un hypothétique rapprochement (soit une soixantaine), mais bien tous les prisonniers corses incarcérés en France, y comprit toutes sortes de droits communs (environ 250). À ce titre, me paraît-il limpide d’imaginer que statistiquement, une mesure concernant moins de 10 % des prisonniers corses ne pourra guère concerner plus de 10 % des prisonniers politiques. Par ailleurs, il est bien évident que seront privilégiés, une fois de plus les détenus de droit commun aux prisonniers politiques, car pour l’Etat français, il est clair qu’un gangster, fut-il corse, est nettement moins dangereux qu’un militant politique, et dans l’optique de continuer à saper toujours un peu plus les militants incarcérés et leurs familles, il vaut mieux rapprocher prioritairement les gangsters et autres droits communs.
Quant au pseudo rapprochement à la prison d’Arles, il s’agirait là d’un cadeau empoisonné, car au-delà du fait que cela ne réduirait pas les difficultés de déplacement pour les familles qui seraient toujours astreintes à prendre l’avion et trouver des moyens d’hébergement, la prison d’Arles est réputée pour être la pire prison de France.
Car un réel rapprochement est possible. En effet, au-delà de la seule prison de Borgu, qui ne serait pas, et de loin, la plus peuplée des prisons françaises, il y a Casabianda, cette authentique verrue dédiée à l’emprisonnement des criminels sexuels qui y jouissent d’un régime spécial de semi-liberté, dans la plus totale impunité, aux risques et périls de la population indigène locale, mais, de toutes manières, n’est ce pas ainsi que sont traités les autochtones des colonies ?
L’insulte suprême nous a été faite lorsqu’il nous a été dit que si les prisonniers politiques devaient être transférés sur Casabianda, il faudrait au préalable que cette « prison » soit sécurisée, ce qui nécessiterait de trop coûteux travaux. Il est bien sûr évident, pour ces messieurs qui décident, qu’un criminel sexuel est beaucoup moins dangereux qu’un militant politique. Je n’éprouve personnellement que du mépris à l’égard de ces personnes qui osent se permettre de vomir de telles immondes déclarations.
Aujourd’hui, il y a eu une conférence de presse de l’Associu Sulidarità devant la prison de Borgu, et les choses ne vont certainement pas s’arrêter là.
Et puis, il me faut également parler de la nouvelle centrale électrique de Lucciana, qui fonctionnera au fuel lourd ! Encore une nouvelle hérésie environnementale, mais nous ne sommes plus à cela prêt, car la Corse a toujours « bénéficié » de dérogation spéciale pour que les entreprises et instances étatiques installées sur notre terre, puissent polluer encore plus qu’ailleurs. Je pense une fois de plus, que ces messieurs qui décident, toujours prompts à s’extasier devant la beauté de ce pays qui seraient un paradis, s’il n’y avait pas ses habitants (ce sur quoi ils se révèlent mussolinistes), sont paradoxalement toujours prêt à tout faire pour détruire la Corse et les Corses. Peut être y trouvera-t-on là un sentiment refoulé de jalousie. Seul un psychiatre pourrait le déterminer avec précision, et personnellement, je ne suis pas psychiatre.
Pour en revenir au sujet principal, disons qu’après avoir officialisé le caractère vétuste, polluant, et incompatible avec la santé humaine de la centrale de Lucciana, les instances dirigeantes, et le préfet en premier lieu, ont décidé, avec l’accord complice de l’Assemblée de Corse, que la nouvelle centrale énergétique continuerait de fonctionner au fuel lourd !
Rappelons qu’il s’agit là d’une source d’énergie parmi les plus polluantes et les plus cancérigènes, et que le Peuple Corse tout entier, la rejette. Rappelons également qu’il existe des alternatives renouvelables et réalistes. Mais de cela, les décideurs se moquent allégrement. Au lieu de privilégier ce genre de projets novateurs, mais qui certes pourraient avoir un coût supérieur, les voici qui préfèrent une fois de plus sacrifier la santé publique et environnementale sur l’autel des intérêts financiers. Il est clair que certains sont persuadés d’avoir, en face d’eux, des sous-hommes.
Mais là encore, la mobilisation populaire ne va certainement pas s’arrêter là. Les Corses, quoique bon nombre d’entre eux soient largement lobotomisés au point de ne plus voir d’autre intérêt que l’intérêt financier, sauront pour certains, du moins je l’espère, s’opposer à ce mortifère projet.
Dans le cas contraire, notre peuple est déjà mort.
Si tel est le cas, qu’il meure !
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