Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 17:35

Dans une récente dépêche de presse sur la toile, j’ai récemment prit connaissance d’un fait d’une importance capitale qui se pourrait, s’il s’avérait confirmé, de changer radicalement toute la conception que nous avons du monde. Aussi, des chercheurs sont authentiquement parvenus à trouver un moyen permettant de faire rajeunir les cellules que l’on croyait pourtant proche de la mort cellulaire.

Inutile d’être un grand clerc ni un agrégé en biologie cellulaire pour comprendre l’immense portée potentielle de cette découverte extraordinaire. Ainsi, à condition que l’expérience soit aisément reconductible in vivo, cela offrirait la clef à de très nombreuses applications dans le domaine médical de lutte contre les maladies dégénératives que sont les cancers, Alzheimer, Parkinson, la sclérose en plaque, et tant de maladies génétiques.

En supposant que l’on pousse encore plus loin l’expérience, il n’est pas absurde d’imaginer, en appliquant l’ensemble du procédé à un organisme entier, que l’on puisse procéder à un rajeunissement à l’échelle humaine. En d’autres termes, il s’agit ni plus ni moins de supprimer la vieillesse !

Il est clair que le procédé, s’il s’avère aisé à mettre en œuvre – ce qui est encore loin d’être confirmé, mais à quelle vitesse ne va pas la technologie à l’heure actuelle ? – semblerait offrir la porte d’une nouvelle ère pour l’Humanité.

Nous pourrions ainsi voir éclore une nouvelle conception de l’humain ; un humain ayant vaincu la maladie et la vieillesse. Une sorte d’immortel – immortalité toute relative cependant – mais en total inadéquation avec tout ce que nous avons toujours connu. Étrange perspective s’il en est.

Mais est-ce vraiment souhaitable ? Je l’ignore.

Dans un premier temps car je ne saurais dire si l’homme est réellement conçu mentalement pour vivre indéfiniment, et si la vie ne finirait elle pas par lui peser. Je l’ignore, mais il est vrai, dans ce cas, que le choix lui resterait toujours de ne pas avoir recourt à cette technique extraordinaire, ou de mettre lui-même fin à ses jours. Pour autant, la problématique n’est pas dénuée de sens.

Dans un second temps, et pour des raisons beaucoup plus pragmatiques, parce que la mort est encore le meilleurs moyen de réguler les populations humaines.

Dans le monde actuel, en ébullition incontrôlée, il serait suicidaire de poursuivre indéfiniment une croissance des populations, alors que la capacité de saturation de notre planète, est à mon sens déjà atteinte.

 

La preuve en est la situation actuelle de la planète. Lorsque l’on se penche sur le monde, qu’observe-t-on ? Une planète assujettie à une anthropisation démentielle, à l’atmosphère empoisonnée de gaz et d’aérosols de la pire espèce, soumise à une augmentation de l’effet de serre qui n’a plus rien de naturel au point d’impacter dangereusement sur les écosystèmes. Ces mêmes écosystèmes qui n’en peuvent mais, soumis à des pressions effroyables liés à une pollution sans cesse croissante des sols, des eaux, des airs, et des êtres vivants. Contrairement aux apparences, rien n’est épargné. En outre, au-delà même de cette pollution, on assiste chaque jour un peu plus à une destruction des milieux naturels pour les besoins humains sans cesse croissants, et à une surexploitation telle des ressources vivantes que l’on se demande combien de temps encore la nature pourra-t-elle le supporter. Le constat est dramatique de vérité, et encore la situation s’aggrave.

D’un point de vue plus humain, avec cette augmentation sans précédent de la population de notre planète dont la superficie n’augmente parallèlement pas, la qualité de vie moyenne d’un être humain diminue sans cesse, de par la réduction inéluctable de la quantité de richesses à partager au sein d’une même humanité. Tout cela ne va pas sans créer des situations de crise sans cesse croissantes en intensité et en amplitude qui tendent à exalter – le système économique mondiale actuel aidant – les plus mauvais côtés de l’homme, qui pour réussir, se sent inconsciemment obligé de faire preuve de l’égoïsme le plus abject, dont le pire aspect est sans aucun doute l’anéantissement et l’asservissement de tout autre homme, potentiellement dangereux ou non.

D’où la crise économique mondiale, et la majorité des conflits qui se passent, par le présent, ou le passé, de par le monde.

 

Face à un tel constat, il est difficile, pour l’homme censé, de demeurer impassible, sans ressentir au plus profond de son être comme un sentiment confus de culpabilité – car nous sommes tous coupables – d’impuissance, et de désespoir le plus oppressant.

 

Mais dans ce cas, que faut-il faire ? Malheureusement, je ne saurais le dire. Pour autant, des solutions existent, et doivent exister pour endiguer la surpopulation mondiale, et les malheurs qui en découlent.

De tous temps, l’homme a trouvé sur son chemin l’épineux problème de contrôle et de partage des ressources à l’origine de ses malheurs et de nombreux conflits, irrigués par ses penchants les plus sombres. Le drame du monde actuel réside dans le fait que la portée bénéfique de l’immense progrès technologique fut largement contrée, dans le dessein inconscient d’apporter un bien être sans cesse croissant à l’humain, par une augmentation presque exponentielle de la population terrestre, divisant d’autant les bénéfices, au demeurant très mal partagés.

Aussi, et quoique l’on observe dans de nombreux pays particulièrement industrialisé, un certain ralentissement de la croissance de la population, il me semble qu’il n’y aura pas de salut pour l’humanité tant que l’on n’aura pas trouvé un moyen à l’échelle mondiale, de réguler la population humaine dans le respect de l’homme, de l’humain, et en douceur. Le propos peut sembler hardi, et l’objectif irréalisable, mais c’est là la seule chose à faire.

 

En attendant peut être une installation humaine sur d’autres planètes, pour suppléer à la non-augmentation de la surface terrestre par rapport à l’augmentation de la population terrestre. Qui sait.

 

D’un autre côté, on ne peut nier qu’une telle avancée technologique ne peut qu’améliorer le sort d’une Humanité qui ne souffre que trop de milles maux, milles deuils, et tant de larmes. Quel espoir serait-ce si l’on parvenait à soigner tant de maladies aujourd’hui incurables ! Que de réjouissances en perspectives ! Je n’ose pas même imaginer combien une aube nouvelle s’offrirait à nous dans ce cas.

 

Quant à la perspective de l’immortalité humaine, elle n’est pour l’heure, pas encore au programme à mon sens, et si un jour la question peut se poser, de par cette découverte ou les suivantes, alors là, bien des questions pourront se poser.


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