Pulitiche

Mardi 11 août 2009

Il est des jours où mon humeur est maussade et qu’elle se fait ressentir sur mes articles (je présume que vous en savez quelque chose vous qui me lisez régulièrement, je ne vous en remercierais jamais assez). Et il est d’autres jours où, au contraire, mon humeur est beaucoup plus guillerette, beaucoup plus sereine. Naturellement, les vagabondages de mon humeur sont rarement sans rapport avec mon actualité à quelque échelle que ce soit.

Aujourd’hui est un jour qui répond sans conteste au second cas. La raison, en est toute simple, puisque découlant des trois derniers jours que j’ai passé à Corti, journées certaines exténuantes, car je ne m’arrêtas pas un seul instant, mais ô combien passionnantes et enrichissantes. Au-delà des multiples meetings politiques, ce furent indiscutablement les rencontres et discussions en tous genres qui constituèrent une authentique part active de ces journées, dont l’indiscutable point positif est que j’y récoltât assez de matière pour l’écriture de plusieurs articles (et l’indiscutable point négatif étant que consécutivement à ces journées, j’aurais bien aimé pouvoir trouver le temps de me reposer un peu avant de me mettre à les écrire, mais bon…).

Pour ce qui est de la tenue même des débats, cela commença le samedi à 10 heures et quelques par la présentation des différentes délégations étrangères. Outre nos habituels habitués, constitués par les délégations sardes, basques et catalanes, s’y trouvaient également les délégations de Bretagne, de Kabylie, de Kanaky, du Québec, et, bien entendu, de Guadeloupe (dont la présence fut tout particulièrement remarquée au vu du contexte récent.

Avec ces délégations constituées de nations sans état (c’est la terminologie), furent effectués des présentations de toutes nos situations respectives. Ainsi, appris-je sans surprise, que le harcèlement policier de toutes les minorités dans le monde, n’avait pas cessé en intensité.

Pour parler de quelques cas particuliers, j’ai été particulièrement touché par la situation de la Kabylie qui se trouve véritablement face à une authentique dictature qui leur nie jusqu’au droit de se prétendre différent (il y a quelques courtes années, la police a tiré sur une manifestation pacifique de Kabyles avec des balles explosives, faisant 126 mort ! En avez-vous seulement entendu parler dans les media, et ce en dépit du caractère internationalement illégal de ces balles ?) ; était invité à cet égard Ferhat Mehenni, l’un des piliers de la revendication kabyle, était présent (NB : saviez vous que le pouvoir algérien a fait assassiner son jeune fils il y a quelques années pour tenter de le faire taire ?)

La discussion avec la délégation basque nous apprit, outre que la torture continue de se pratiquer, que semblent s’être réactivées certaines structures barbouzardes telles le GAL. Ainsi m’a-t-on fait part qu’au moins un militant indépendantiste basque a mystérieusement disparu dans des circonstances inexpliquées (escadron de la mort ?)

Des discussions avec la délégation guadeloupéenne, je retins notamment qu’une manifestation pacifique datée de 1967 s’était soldée par de trop nombreux morts, la police ayant ouvert le feu sur les manifestants pacifique (preuve, s’il en est, que l’état français considère les Guadeloupéens comme des sous-hommes !), mais ce qui me plu tout particulièrement, ce fut l’évocation de leurs récentes réussites, et de leur marche (assurée), vers l’autonomie, en attendant mieux…

La délégation sarde éveilla tout particulièrement mon intérêt avec l’évocation d’un projet de centrale nucléaire en Sardaigne que l’état italien veut imposer au Peuple Sarde qui lui a pourtant déjà signifié son refus sur le sujet.

 

Le lendemain, le premier débat de la journée se déroula en langue corse sur la langue corse… Débat fort intéressant auquel j’eu l’honneur d’intervenir en mon nom propre pour défendre l’emploi et l’utilisation intensive de la langue corse (NB : aux esprits chagrins qui me feraient remarquer, à juste titre que le présent texte est écrit en français, je répondrais qu’il s’agit là d’un texte destiné à la communication internationale, et qu’un autre texte, en corse, est précisément en cours d’élaboration).

 

Assez vite, nous en arrivèrent au dimanche après-midi. Le « assez vite » est légèrement usurpé, car lorsque l’on s’affaire à droite ou à gauche à participer à organiser, il n’y a pas vraiment beaucoup de temps mort…

 

Là, après un débat commun, et l’invitation de plusieurs personnalités corses n’ayant pas nécessairement les mêmes sensibilités politiques.

 

Enfin, s’ensuivit le meeting proprement dit, l’intervention proprement dite de Corsica Libera. Le débat final fut véritablement lumineux, et de réelles perspectives d'avenir, sans ostracisme ni matricianisme furent évoquées. Les discussions furent beaucoup plus intéressantes que l’année passée, et l’on sentait une véritable unité au sein du mouvement indépendantiste enfin réunifié !

Point ne sera fait un résumé des débats, mais dès lors que les vidéos seront disponibles, je vous les communiquerais pour vous permettre de vous faire, à votre tour, une idée.

 

En guise de conclusion, je tenais à m’adresser à tous ceux et celles qui ont permit la constitution de Corsica Libera, et par là même la réunification du mouvement indépendantiste : « Cuntinuate cusì ! Ùn puderemu campà ch’è in l’unità ! Simu assai più belli è più gloriosi uniti ch’è staccati ».

Par Cumpà
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Vendredi 1 mai 2009

Bonjour à tous, si je prends aujourd’hui la plume, c’est pour faire remonter un fait qui constitue, selon moi, un fait très important, tout en me permettant de continuer ma série entreprise sur l’environnement. 

 

Aussi, je prends aujourd’hui pour cible Veolia (je pense qu’il est inutile de vous rappeler ce qu’est Veolia).

Cette firme tentaculaire, qui se fait appeller Kyrnolia en Corse (en espérant acheter quelques indigènes naïfs), qui gère en délégation les réseaux d’eau sur le concept de l’affermage. Le concept de l’affermage signifie qu’une commune, ou un groupement de commune, fait appel aux services d’une société pour assurer la distribution d’eau. Pour autant, la société en question n’entreprendra aucune construction d’ouvrage à cet égard (réservoir, station de traitement,...), et aura toute la liberté pour fixer le prix de l’eau comme elle l’entend, occasionnant souvent de très importants abus.

Le libéralisme dans toute sa splendeur !

Un énième abus du système actuel ! 

 

Exemple concret vérifié, et certifié authentique : dans la région de la Balagne, la station de traitement de Codole y traite les eaux du barrage éponyme pour les rendre consommables. Le traitement y est très poussé (je ne le détaillerais pas ici, à moins que vous ne désiriez en davantage). Puis, une fois traitement, l’eau est vendue à Veolia au tarif de 0.60 €/m3.

Puis, Veolia s’occupe ensuite de revendre cette eau aux communes de Balagne au tarif qu’elle désire.

Ainsi, pour prendre un seul exemple, à Santa Riparata di Balagna, village situé à proximité du barrage et soumit à un contrat d’affermage, l’eau coute 3.50 €/m3 !



Ce qui signifie que Veolia, sans même effectuer un seul traitement sur l’eau potable, (puisque la station de Codole permet de fournir de l’eau parfaitement potable à Veolia), se permet de quintupler (et même plus), le prix réel de l’eau, dans le seul but de faire des bénéfices !

Je vous laisse juger...

 

Par Cumpà
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Samedi 25 avril 2009

L'environnement, c'est important.

(belle introduction, d'une banalité époustouflante, mais belle introduction quand même).

À l'heure actuelle, aucun parti, aucune idéologie, aucun projet de société qui se veut réaliste ne peut plus, comme par le passé, se concentrer exclusivement sur le présent, mais également sur l'avenir.

L'objectif du développement durable, définit par les Nations Unis, est de concevoir un développement qui satisfasse à nos besoins présents sans pour autant compromettre les capacités qu'auront les générations futures à satisfaire les leurs.

En d'autres termes, il s'agit également de concilier l'efficacité économique avec l'équité sociale, et la soutenabilité environnementale (oui, "soutenabilité" existe).

À cet égard, j'entame une série (qui ne sera peut être pas continue dans le temps), pour parler d'environnement.

Première cible : la Centrale EDF du Vazziu, à Aiacciu.

La Centrale EDF du Vazziu


Centrale fonctionnant au fuel lourd, mise en place voilà une bonne vingtaine d'année, et constituant déjà, à l'époque de sa mise en place, un modèle périmé. Cette centrale, à l'instar de sa consoeur situé à Lucciana, sont deux hérésies environnementales, toutes deux classées risques Seveso, dont les émissions de gaz polluants comme le dioxyde de soufre et le dioxyde d'azote sont fréquemment trois fois supérieures aux normes. Pourtant, en Corse, EDF bénéficie d'une dérogation spéciale l'autorisant à polluer plus.

Il est également utile de préciser que la centrale du Vazziu est considéré comme l'établissement le plus polluant de France ; tout comme il est primordial d'ajouter que dans les quartiers environnants situés sous le vent, le nombre de cas de cancers et d'asthme chronique y est beaucoup plus élevé qu'à la normale.

Depuis des années, nombreux sont ceux (et je suis fier d'avouer que j'en fais partie) qui se battent pour obtenir la fermeture pure et simple de ces deux poubelles. Malheureusement, l'Etat français ne veut rien savoir, et les projets de substitutions par énergies renouvellables ne sont guère encouragés par les autorités publiques, bien que des études de faisabilité démontrent que ces projets alternatifs soient en mesure de fournir de l'énergie à la Corse entière, se passant donc des deux centrales thermiques périmées.

http://levante.fr/vaziu/vaziu_dossier_280602.html

C’est ce genre de situation qui nous conforte, nous autres indépendantistes corses, dans ce sentiment que l’état français n’a aucun respect pour nous, qu’il nous traite comme des sous-hommes (l’expression peut choquer, mais c’est réellement ce que j’ai l’impression qu’il pense de nous), et qu’il est grand temps pour nous de prendre le large. (et je vous dis cela sans haine pour quiconque).

Par Cumpà
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Samedi 4 avril 2009

Bonjour à tous. De toute évidence, je ne brille guère par la quantité de mes articles. Espérons qu’au moins je brille par leur qualité (on peut toujours rêver !).

Après le mois de février dont j’ai abondamment parlé qui, bien qu’il soit le plus court, m’aura semblé quant à moi particulièrement long (pour des raisons strictement personnelle concernant exclusivement mon actualité personnelle), est venu le mois de mars, et nous sommes aujourd’hui dans les premiers jours du mois d’avril. Il est dit, dans une légende corse, que le mois de mars avait demandé au mois d’avril de lui prêter ses premiers jours. Pour cette raison, les premiers jours d’avril ressemblent généralement aux jours du mois de mars (avril n’a jamais porté plainte contre mars qui ne lui a jamais rendu ses jours). Je dois dire que c’est un mois assez fatiguant que le mois de mars : il ne fait pas chaud, mais il ne fait pas froid, et le temps et la température varient tant qu’il est courant de se changer jusqu’à trois ou quatre fois par jour !

 

Dimanche 29 mars, à 15 heures, à l’Università di Corti, s’est tenue la Ghjunta de Corsica Libera. La Ghjunta, constituée de l’ensemble des délégués des sections locales (à raison de un délégué pour 5 militants), est l’un des organes décisionnels du mouvement. L’ordre du jour de cette réunion était, entre autres choses, la mise en place d’une direction au mouvement. À ce titre, la Ghjunta a procédé à l’élection du Président de la Ghjunta de Corsica Libera, et de ces deux Vice-présidents.

  • Eric Simoni fut élu Président de la Ghjunta
  • Joseph Colombani Premier Vice-président
  • Paul Medurio Deuxième Vice-président

Puis, la Ghjunta, ainsi que les militants présents, sont allé manifester devant la sous-préfecture de Corti pour protester contre la répression en Corse, et tout particulièrement la situation de harcèlement de Cédric Courbey qui avait été arrêté pour une prétexte fallacieux (une perquisition avait trouvé une douille 9 mm chez lui !), mais malgré cela déjà expédié sur Paris, siège de « l’antiterrorisme ».

Puis, quelques jours plus tard, Cédric Courbey a été libéré, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui (ancu di grazia !)

Bref ; la « routine ».

 

Pour autant, il s’est passé, cette semaine, lundi très précisément, un évènement d’une extraordinaire gravité que je ne pourrais pas taire : une authentique tentative d’assassinat.

Ainsi, depuis l’annonce du verdict à l’encontre d’Yvan Colonna, de nombreuses manifestation de soutient et de dénonciation de l’arbitraire de la « justice » avaient spontanément éclaté en Corse. Lundi, à Bastia, une manifestation de collégiens et de lycéens a littéralement tournée au drame ! À la tragédie !

Outre la violence inouïe des CRS et gardes mobiles envers des mineurs, et passages à tabacs à plusieurs hommes adultes et entrainés contre des adolescents moins aguerrit, beaucoup de choses scandaleuses (et le mot est bien faible) se sont déroulées :

Tout d’abord, il y a eu au moins 4 ou 5 arrestations. Dans l’un de ces cas, l’adolescent avait plusieurs fractures, occasionnées par les mauvais traitements des CRS (les forces du désordre), et n’a même pas bénéficié de soin, puisqu’il a été conduit au commissariat après un très bref détour par l’hôpital !

Le pire reste encore ce jeune collégien de 12 ou 14 ans, qui a reçu un tir de grenade lacrymogène en pleine tête, tiré à bout portant !!!

LE CRS EN QUESTION, A TIRE SUR UN ADOLESCENT, À TROIS MÈTRES DE DISTANCE, EN LE VISANT DELIBEREMENT À LA TÊTE, ET SELON LES TEMOINS, AVEC UNE FROIDEUR DECONCERTANTE DE SADISME, À L’ENCONTRE D’UN ADOLESCENT À PEINE SORTI DE L’ENFANCE.

LONGTEMPS, CE COLLEGIEN EST RESTEE DANS LE COMA ENTRE LA VIE ET LA MORT.

LE PRONOSTIC VITAL A ETE LEVE, MAIS IL EST CLAIR QU’IL CONSERVERA TOUTE SA VIE DURANT DES SEQUELLES DE CET ACTE DE BARBARIE POISSEUX DE CRUAUTE ;

C’EST TRÈS CLAIREMENT UNE TENTATIVE D’ASSASSINAT !

CE CRIME NE DOIT PAS DEMEURER IMPUNIT !!!!

 

Une manifestation a été organisée dans le feu de l’action à Corti devant la sous-préfecture, car nous nous devions de réagir, et puis une autre à Bastia cet après-midi.

Le Peuple Corse se devait de réagir face à cette intolérable agression et montrer qu’il existe toujours.

Lorsqu’un peuple est en danger de mort, il est en légitime défense.

On ne transige pas avec un système colonialiste ; on l’abat.*

Car si nous ne montrons pas aux gens que nous avons en face que nous ne mobilisons pas pour défendre un être à peine sortit de l’enfance et de ses émerveillements, mais qui a déjà sa vie gâchée du fait de l’incroyable barbarie de la répression policière, il y a fort à parier que plus jamais nous ne serons respecté en tant que Peuple, et que les forces de répression nous piétineront jusqu’à nous exterminer. Pour cela, le rassemblement d’aujourd’hui était plus que prépondérant, et de lui dépendait l’avenir de tout un Peuple.

 


 

 

* NB : je parle d’abattre un système, nullement d’abattre des hommes ; ne déformez pas mes propos, s’il vous plait.

Par Cumpà
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Samedi 30 août 2008

Bona sera à tutti.

De quoi je vais vous parler ce soir ? De la manifestation d’aujourd’hui, bien entendu.

Et quel en était le « thème » (je sais, ce n’est pas le terme approprié, mais je n’ai pas trouvé mieux, désolé) ? Le refus du PADDUC et de l’omnipouvoir de l’argent.

Organisé par CNI, le Rinnovu, l’ex Fronte Populare et Strada Dirita (soit les organisations engagées dans la refondation), le rassemblement était prévu à Porti Vechju (une des capitales corses de la bétonisation, de la privatisation, de l’argent tout puissant… en gros de tout ce qu’il ne faut pas faire), devant la mairie, à 10 heures, aujourd’hui.

Et effectivement, Porti Vechju subit le double calvaire de la bétonisation effrénée et de l’invasion par les riches ; de l’ultralibéralisme, en somme.

Quant au PADDUC, qui préconise une accentuation de tout cela au détriment de la Corse, je ne pense pas avoir besoin de vous en rappeler les ravages qu’il ferait à notre patrimoine naturel, culturel et historique, j’aurais trop peur de vous lasser.

La manifestation d’aujourd’hui avait donc pour objectif de montrer notre opposition au fait que seul l’argent triomphe, et non pas les vrais valeurs. Pour refuser le fait que l’argent puisse tout acheter, y comprit l’Âme.

Je pense avoir tout dit concernant les motivations de la manifestation, passons donc aux faits.

La manifestation d’aujourd’hui s’est donc réunie vers 10 heures devant la mairie de Porti Vechju, fief historique (au moins deux siècles) de la famille de Camillou. Il devait y avoir plus de 100 personnes. Une bannière « Vergogna à tè chì vendi a terra » (honte à toi qui vend la terre, ce qui était par ailleurs le titre d’une célèbre chanson de Canta u Populu Corsu de l’album C’hè dinù, de 1982) avait été largement déployée sur la façade de la mairie, et pouvait difficilement être plus explicite.

Puis, la manifestation s’est dissipée, dans le calme (et pan ! à tous ceux qui disent qu’il y a toujours des « voyou » pour provoquer les CRS et rechercher « l’affrontement inutile »). Mais pas tous ne sont partis…

Un nombre assez restreint s’est ensuite rendu sur la plage de Palombaghja (Playa Baggia selon « certains »), plage hautement envahie par les maux que je vous ai précédemment décris, et ainsi ont occupé la villa d’un acteur français célèbre dont je tairais le nom (oh, et puis non ! Christian Clavier, pour être plus précis), pour une occupation symbolique pendant à peu près une heure…

Le choix de Clavier était judicieux : il présente l’avantage d’être ami à la fois avec le Commandant Suprême et avec le vice-roi Camillou (traduction : avec Sarkozy et avec de Rocca-Serra). En plus de ça, il a joué dans l’enquête corse… (non, ça il vaut mieux que je la supprime cette phrase, il y en a qui pourraient prendre ça au premier degré).

Et puis ensuite tout le monde est parti.

 

Aujourd’hui, il y avait également eu la libération, au Pays Basque, d’Arnaldo Otegi, leader de Batasuna (la gauche indépendantiste basque), emprisonné depuis 15 mois pour « apologie du terrorisme ». Pourvu que le Commandant Suprême n’ait pas l’idée d’instaurer ce chef d’accusation chez nous…

 

Au fait, me demanderiez-vous, pourquoi ce titre ?

Très simplement… parce qu’une fois de plus, je devais y aller, et une fois de plus, je n’ai pas pu y être… (après la manifestation de janvier à l’assemblée de Corse, ça commence à bien faire, mes « absences », il va falloir que je me rattrape sérieusement)

 

À vedeci, è bona notte.

 

PS : il serait temps que je me remette à faire des articles à contenu non politique, car à la longue, je risque de sombrer dans la monotonie. Qu’en pensez-vous ?

Par Cumpà
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Mardi 19 août 2008

... mais pas encore la guerre...
Bona sera à tutti…

Ça faisait longtemps, et même très longtemps que vous n’aviez plus lu aucune nouveauté de moi. Non ?

Il faut dire que j’étais un peu occupé, que j’avais des choses à faire, et pas nécessairement liées au clavier d’un ordinateur (hormis l’écriture d’une nouvelle en langue corse qui occupe déjà 16 pages, et c’est loin d’être fini). Que voulez-vous, il m’arrive de travailler…

Enfin bref, si je reprends (si j’ose dire, car le terme est osé) la plume, pour vous aujourd’hui ici-même, c’est dans le but de vous parler de la formidable reculade (pour ne pas dire un autre mot) de la BNP sur ses offres chez nous… Grâce à qui ? Grâce à nous.

Mais il serait très certainement de bon ton que je remémorasse (bouh chì classe ! un imparfait du subjonctif !) les faits.

C’était pendant les Ghjurnate di Corti. Trois jours (non, en fait deux) annuels de débats politiques sur la Corse, l’Indépendance, et les options politiques pour y parvenir. J’y étais, je n’en parlerais pas, car cela est fait ailleurs, par d’autres que moi.

Mais il n’en demeure pas moins qu’au cours d’un des débats, il a été évoqué un article parut peu de temps auparavant dans ce que plus personne ne se prive d’appeler « le quotidien unique », voire, sur un ton plus agressif « Pravda Matin »* (je présume que vous savez de qui je parle) sur lequel la BNP Paribas, proposait des prêts très avantageux à des « non résidents » pour qu’ils acquièrent des biens immobiliers (donc, résidences secondaires, puisque l’on parle de "non-résidents") chez nous.

Or, de tels prêts n’avaient jamais été accordés à des corses, désirant simplement acquérir une résidence principale.

Sans même parler de colonisation de peuplement, est-il normal que l’on permette à des gens qui ont plus d’argent qu’il ne leur en faut pour vivre, de disposer de prêts facilités qui n’ont jamais été accordé à des Corses (ou tout au moins pas souvent).

Il était donc parfaitement normal que nous réagissions dans le but de faire cesser cette offre qui préférait privilégier ceux qui ont les moyens d’acquérir une résidence secondaire, à ceux qui n’ont même pas de résidence principale (à cause du prix de l’immobilier et du fait qu’ils ne bénéficient d’aucun prêt).

C’est ainsi, que le lundi même, soit le lendemain, les agences bancaires BNP d’Aiacciu et de Bastia ont été le siège de manifestations nationalistes unitaires (dans le cadre de la refondation) et occupées pacifiquement pour réclamer l’annulation de ce dispositif. L’occupation commença à peu près vers 3 heures (sans compter le retard), et l’ultimatum fixé était 5h30. C’est à peu près à ce moment là que la direction centrale (sous entendu parisienne) de l’agence a enfin contacté ses deux filiales du nord et du sud pour leur envoyer un télégramme comme quoi ce dispositif était annulé pour la Corse.

Si tous les combats pouvaient se conclure ainsi…

 

* Pravda Matin : c’est tout simplement Corse Matin, le quotidien unique de la Corse, et comme il est unique, il peut s’offrir le luxe de raconter n’importe quoi, au même titre que le faisait jadis la Pravda, journal soviétique de propagande.

Par Cumpà
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Dimanche 6 juillet 2008

Bona sera à tutti ! Sta sera, basta, i lamenti… Sò cuntentissimu, per una volta, di mandavvi una bona nutizia…

Aujourd’hui, après presque vingt ans de divisions stériles, inutiles, et, pire encore, meurtrières, l’ensemble du mouvement indépendantiste corse est sur le point de se réunifier, au cours des prochaines semaines, en un seul parti unique.

Ce projet, dont l’idée trottait dans la tête de beaucoup depuis les accords de Migliacciarru (1999), qui s’était, au cours de ces dernières années, concrétisée par de nombreuses démarches communes, telle la bannière « Resistenza », née consécutivement à la mort du pauvre Anghjulu Maria Tiberi (en janvier de l’année dernière), avait, avec l’échec des municipales, prit une dimension plus importante.

Au cours des dernières réunions, déjà se dessinait l’ébauche d’une union entre indépendantistes, mais aujourd’hui, cette démarche a atteint un point décisif, puisqu’au cours d’une réunion à Corti, capitale de la Corse indépendante, le désir d’union, de « refondation » (pour reprendre le terme exact employé) n’a jamais été aussi fort…

Les trois principaux partis indépendantistes (Corsica Nazione Indipendente, U Rinnovu, U Fronte Populare… dans l’ordre d’importance des effectifs) étaient représentés, et largement représentés, et chacun de leurs responsables ont parlés d’une seule voix de leurs désirs, à l’heure où l’avenir du mouvement semblait pour le moins compromis… et il s’est avéré patent que seule une unification totale serait la clef du succès… Tous ceux qui, à un moment ou à un autre, à un titre ou à un autre, ont pris la parole dans la salle, furent particulièrement brillants, comme en témoignèrent un flot soutenu d’applaudissement…

Et puis, vers la fin, tandis qu’il apparaissait, dans toute la salle, comme de plus en plus évident que d’ici peu, naîtrait un mouvement indépendantiste réunifié, et que les applaudissements succédaient aux applaudissements, fut lu le communiqué de presse qui demain serait soumis à la presse (bon, maintenant, ce qui m’inquiète un peu, c’est de savoir ce que va en faire la presse, surtout quand on sait que la presse corse est en grande partie soumise an clan, mais bon… c’est un autre problème), qui officialisait notre démarche, puis enfin, tous se sont levés, entonnant en cœur le Dio vi salvi Regina…

Moment émouvant et magnifique… pour la première fois depuis longtemps, je me sentais réellement motivé…

Moi, un lèche-botte ! Non, pas du tout… Ce n’est pas parce que j’écris un article avec enthousiasme qu’il faut que vous vous permettiez de supposer que j’exagère… D’ailleurs, quand il s’agit de critiquer, je ne suis jamais le dernier…

Mais là… rien à redire… je suis particulièrement ravi…

 

Tout comme je suis particulièrement ravi d’être le premier à relayer la nouvelle (j’ai vérifié juste avant de poster)…

 

Eviva u populu corsu !

Par Cumpà
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Mardi 24 juin 2008

Bona sera à tutti.

Il y a quelques temps de cela, j’avais, dans l’article intitulé, non sans ironie, « Empoussièrement », dénoncé très vivement la drogue, les ravages de la drogue dans notre belle jeunesse, précisant par là que la drogue, outre son impact sanitaire purement et simplement abominable que les médecins ne connaissent que trop bien, s’en prend à l’esprit de tout nos jeunes et moins jeunes qui la consomme, obstruant leur intelligence, et les écartant, dans le cas de notre jeunesse corse, de la réalité de la Corse, et de la nécessité de la lutte. Depuis lors, un très grand nombre de trafiquants se sont faits arrêter chez nous ou ailleurs, ce qui nous démontre que trop l’étendue du phénomène qui gangrène encore trop d’âmes. Et aujourd’hui même, c’est une ancienne figure du nationalisme, retirée du mouvement national depuis des années, dont je ne donnerais pas le nom ici-même pour préserver ce qu’il lui reste de dignité (si tant est que les faits qui lui sont reprochés étaient avérés), qui a été arrêté, non pas pour des actes de résistance, mais bien pour trafic de drogue. Certes il peut très bien s’agir d’une manipulation médiatique ou de tout autre acte similaire destiné à salir encore un peu plus notre communauté de destin, et à lire de nombreuses réactions de nombreux journaux français, cela fonctionne, mais si tel n’est pas le cas, si les faits qui sont reprochés à cet homme sont avérés, je tiens à affirmer solennellement ma condamnation de tels actes. Je ne soutiendrais donc pas ce monsieur, fusse-t-il ancien nationaliste, comme je ne soutiendrais jamais aucun vendeur de mort, qui n’ont rien à faire au sein de notre peuple.

 

A DROGA FORA

I TRAFICANTI, CORSI O NO, FORA

 

 

Cela dit, s’il s’avère qu’il s’agit d’un coup monté, d’une manipulation médiatique, et qu’il n’y a, en aucun cas, trafic de drogue, je reviendrais sur ma position et mon soutien sera acquis.

Par Cumpà
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Dimanche 25 mai 2008

Comme je vous l’avais promis, voici, ici-même, une copie de différents projets du PADDUC que je considère personnellement comme hérétique, à la fois sur le plan environnemental, et sur le plan patrimonial. En outres, j’ai du mal à croire que de tels projets participeront à l’économie corse ; à l’économie de quelques manghjoni, peut être.

Je tenais également à vous préciser que je tiens ces informations de l’association U Levante, qui à bien des niveaux, fait un travail remarquable :

 

-          Aleria (Mare e stagnu) : 322 logements et hôtel de tourisme sur un espace remarquable

-          Prunelli di Fium’Orbu (Calzarellu) : 400 appartements, 2 hôtels sur un espace remarquable

-          Borgu (Marana-Pinetu) dans la pinède classée : 200 appartements, 30 villas, 1 hôtel, 100 mini villas soit plus de1000 lits sur un espace remarquable

-          Poghju Mezana : 140 logements sur un espace remarquable

-          Grossetu Prugna Purtichju : espace remarquable disparu et des travaux ont débuté pour un complexe touristique

-          Ulmetu : sur terres agricoles et espace remarquable ou coupures vertes : golf/villas/hôtel, résidences diverses

-          Coti Chjavari : disparition d’espace remarquable sur les cartes du PADDUC favorisant des constructions édifiées sans permis de construire

-          Siscu : L’espace remarquable au nord de la marine devient constructible

-          Lumiu : Une grande partie des espaces littoraux classés agricoles depuis 1979 sont classés urbanisables dans le PLU

-          Olmeta di Tuda : Complexe de grande envergure avec golf, projets de « villages » : village tropicalisé, village des golfeurs, village équestre et, tenez vous bien, « village corse » sur terres agricoles

-          Bunifaziu : Sperone, Piantarella, Balistra (nouveau golf et 5 zones constructibles), « Les Marinas » de Santa Manza, La Tonnara, etc.

-          Porti Vechju : 2 projets de golfs nouveaux, des complexes touristiques sur des terrains agricoles, un PLU pour 100 000 habitants non permanents

 

Voilà donc comment de Rocca Serra et ses complices bradent toute notre antique terre de Corse aux trusts et au gros tourisme de masse, non pas à l’échelle humaine, mais au contraire, totalement déshumanisé, et sans aucun bénéfice pour la terre de Corse et pour le peuple corse.

Il y a quelques années, Antoine Ciosi, un de nos plus célèbres chanteurs, (en tous cas un des plus prolifiques, avec plus de deux cents chansons à son actif), chantait une chanson, écrite par les frères Vincenti, chì s’intitulait « Chì fà ? », autrement dit ; « Que faire ? ».

Si la question paraît tout à fait indiquée, que l’on peut raisonnablement se demander ce que l’on peut faire face à un tel désastre, ce que l’on peut faire pour protéger sa terre des appétits spéculatifs, quand tous les recours légaux ont échoués ; je me garderais bien de répondre, si vous voyez ce que je veux dire…

Par Cumpà
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Jeudi 3 avril 2008

Bonghjorn’à tutti, dop’à’ssa longh’assenza, sò di ritornu, per almenu un’articulu : quessu.

La dernière fois que je m’étais exprimé sur ce blog, c’était… Eh ! C’était il y a au moins deux semaines ! Piombu !

Et depuis, plus rien. Nunda nunda. On dirait que mon blog tend à s’empoussiérer

Mais autant vous le dire franchement, si je suis resté muet tant de temps, c’est aussi parce que je n’ai pas l’habitude de parler pour ne rien dire. Certes j’aurais pu parler de l’actualité, après tout, il y en a eu, des faits marquants, récemment ; de la répression coloniale au Tibet (dont j’ai parlé dans mon autre blog), à la semaine sainte (dont j’ai également parlé dans mon autre blog), en passant par la grotesque arrestation de Stéphane Colonna, coupable de… aller, essayez un peu de deviner… de… d’avoir prit des photos de la prison où se trouve son frère ! Non mais quel crime abominable ! Décidément, les forces de répression (pour ceux qui ne seraient toujours pas habitués à mes expressions, je parle là des forces de l’ordre, enfin, quand je dis « ordre », c’est une manière de parler) n’ont pas peur du ridicule ; et heureusement que le ridicule ne tue pas… Enfin, si je me permets de sourire de la bêtise des fonctionnaires de police qui l’ont arrêté, c’est uniquement parce qu’il a vite été libéré…sinon, je râlerais, avec la ténacité cumpallienne que vous me connaissez.

Quant aux décevantes élections municipales, rien de spécial à en dire ; comme je l’avais prévu, les clans sont restés en place, même si l’on ne peut que se réjouir du fait qu’ils aient quand même tremblé à Purti Vecchju. (Désolé Paul Krent, il n’est pas à proprement parler prévu que je m’attarde sur Venacu, mais si toi, tu veux écrire un article, rien ne t’en empêche, tu n’as qu’à le mettre en tant que commentaire, et je m’occupe du reste).

Sinon, je tenais également à vous parler, sur un ton beaucoup moins trivial, d’une chanson du groupe l’Albinu, reprise dernièrement par le groupe l’Abbrivu ; cette chanson, s’appelle Sciringa. Bon, j’en vois déjà qui se moquent de moi, qui disent qu’il était temps que je la découvre, cette chanson, étant donné qu’elle est sortie pour la première fois en album (qu’à l’époque, on appelais 33 tours), en 1987. Et bien moi, je vous répondrais que je fais comme je peux, moi aussi… et puis j’ai pas que ça à faire d’écouter de la musique ; je travaille, moi aussi (enfin, des fois…).

Bref, Sciringa, moi, je ne savais pas ce que voulais dire ce mot… On ne va quand même pas en faire toute une histoire, même pour quelqu’un, comme moi, qui parle bien le corse, je ne peux pas connaître tous les mots ; quant à prétendre que vous, (ainsi que moi, d’ailleurs), vous connaîtriez tous les mots corse, voire tous les mots français, je considère que cela relèverait du prosélytisme-œcuménique-substantiel-structuraliste de base (si quelqu’un a une idée de ce que ça veut dire, merci de bien vouloir me l’apprendre).

Bref, pour en revenir à la chanson Sciringa, je dirais, pour être tout à fait exact, que je l’avais plusieurs fois déjà écoutée, aussi bien la version originale que la reprise, et que, porté par la mélodie et la musicalité des mots, je n’avais jamais vraiment écouté ce que disaient vraiment les paroles, quoiqu’il m’avait toujours semblé que cette chanson était triste (mais très belle).

Il y a quelques temps, je me suis penché en vrai sur les paroles, avec le texte sous les yeux, et, lisant clairement ce qu’il y avait écrit, j’ai enfin comprit, non sans horreur, de quoi parlait réellement la chanson.

Si le premier couplet peut sembler généraliste, le second couplet, qui commence, par « quella pulveretta bianca ind’e lu sachitellu, durante una stonda ti face sunnià » (pour ceux qui ne comprennent rien au corse, voici l’équivalent en français, et non pas la traduction littérale : cette poussière blanche, dans le sachet, pendant un instant, te fait rêver, quoique ce soit moins poétique en français), puis plus tard : « mà sopr’à tutti li tuvoni di li to bracci, ùn sai quanti manghjoni si lascianu ingrassà » (mais au-delà de tous les trous de tes bras, tu ignores combien d’ordures (ce n’est pas la traduction exacte du mot, mais j’adapte) s’enrichissent) ne laisse guère de place au doute quant à savoir de quoi parle cette chanson : elle décrit (et dénonce) tout l’enfer de la drogue, qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, fait bien des ravages, dans notre belle île ancestrale, contribuant ainsi à enrichir toute une clique de gangsters et maffieux, sans âme et vendeurs de mort, qu’il nous faudra bien, un jour ou l’autre, combattre. Mais au-delà de ma condamnation solennelle des trafiquants de drogues, il faut également se demander pourquoi certains jeunes sont à ce point tentés par les paradis artificiels, qui se révèlent en fait être un enfer réel ? Pour faire comme les copains ? Pour passer pour des durs ?, Ou pour fuir une réalité devenue insupportable ? Mais dans ce dernier cas, quelle est donc cette réalité si insupportable ? Ne vivons nous pas sur une terre idyllique, riche en traditions ancestrales et en patrimoine, forte d’une histoire glorieuse, plusieurs fois conquise, jamais soumise, et qui toujours continue de se battre, pour maîtriser, plus que jamais, les rennes de son destin ? Certes l’on peut penser qu’il existe, sur cette terre de Corse, de nombreux points négatifs, comme la disparition souhaitée par l’Etat français, de notre culture, l’augmentation du coût de la vie, l’absence de projets à long terme, la dépossession immobilière, la bétonisation littorale, l’urbanisation effrénée non contrôlée des villes, l’exil, en France, de nombreux Corses, la fraude électorale massive, qui accompagnée par un clientélisme forcené, maintient le clan au pouvoir, sans aucune perspective d’avenir, la répression coloniale effrénée (qui comme par hasard, rechigne à s’en prendre aux gangsters, maffieux et trafiquants de drogue, alors qu’elle emprisonne de nombreux défenseurs de la Corse ; pas de problème, on a très bien comprit de quel côté se trouvait en réalité ceux qui se prétendent « les forces de l’ordre »)… Mais justement, puisqu’il y a tant de problèmes, pourquoi, au lieu de les fuir dans l’enfer de la drogue, ne pas les affronter en face, en vue de construire une Corse meilleure ? Il y a tant de choses à faire pour faire de notre pays un véritable paradis, pourquoi rester inactif ? C’est la question que je pose.

Cependant, la chanson Sciringa (au fait, j’ai cherché, Sciringa, ça veut dire « seringue », évidemment), se termine sur une note plus optimiste : « À’ssa manu tesa contr’à la to morte, u spinu ùn li girà » : littéralement : ne tourne pas le dos à ceux qui te tendent la main pour échapper à la drogue, et ainsi, à ta mort. Exactement ce que j’ai dit.

Par Cumpà
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