Attualità corsa

Samedi 31 octobre 2009

Bonjour à toutes et à tous qui me lisez plus ou moins régulièrement. Après plusieurs mois d’absence, voici mon grand retour (pour au moins un message !), et j’espère qu’il vous fera au moins autant plaisir qu’à moi.

On a pu penser que le cumpalliols, le présent blog, était mort, semi-enterré, ne publiant plus que de rares articles exclusivement politiques et sans trop de réflexion. Je suis là aujourd’hui pour vous prouver le contraire, et écrire un petit article d’actualité, comme au temps de ma splendeur (si j’ose dire, car il est vrai que lorsque je lis ce que j’ai écrit il y a quelques années sur ce blog par rapport à mes écrits les plus récents, la différence saute aux yeux).

Il est vrai que ces derniers temps, je me suis nettement plus consacré au « spin-off » de ce blog, intégralement en langue corse, mais cela ne signifie rien : les deux blogs ne sont pas en concurrence, et à ce titre,

Tout d’abord, pour vous annoncer une bonne nouvelle, celle de la naissance de la communauté « Adunita di i siti corsi » sur over-blog, constituant une union entre différents blogs corses, de préférence en langue corse (bon… celui-ci échappe à la règle, mais peu importe, je pense…). Aussi, si vous me lisez et que vous avez un blog qui correspond, je vous invite chaleureusement à nous rejoindre… Pour le moment, ce n’est qu’un début, mais nous sommes déjà quatre blogs dessus, ce qui n’est pas trop mal pour une communauté aussi récente… Pregu ch’ella cuntinuessi cusì…

 

Nous sommes passés de l’été à l’automne, une belle saison qui m’a toujours plu, la saison des châtaignes, des noisettes, des champignons et des légendes…

 

Maintenant, pour ce qui est de l’actualité, car je m’étais promis d’en faire un bref tour, il y a tout d’abord cette condamnation, à un an ferme de Charles Pasqua. Je ne sais pas trop pourquoi je commence par ça, mais il faut dire que le personnage est un sacré tordu dont je ne dirais pas publiquement ce que j’en pense, de peur de me faire attaquer pour diffamation et insultes.

Cela dit, ne tirons pas sur une ambulance, en tout cas, par sur un homme qui vient d’être frappé par la justice française, cette même justice qu’il avait, pendant si longtemps dirigé contre ses ennemis.

À titre personnel, je considère que un an de prison, pour des affaires aussi graves, c’est assez peu (surtout au regard des peines énormes, sans compter les préventives interminables, qui frappent tant de militants corses), mais il est vrai que pour un homme de cet âge, ça commence à faire beaucoup. Ceci dit, un aspect assez intéressant est qu’il a dit qu’il parlerait, qu’il dirait ce qu’il sait. Je ne saurais que trop l’encourager à le faire, si cela peut aider à faire tomber quelques manghjoni et autres magouilleurs trop hauts placés…

 

À part ça, il y a aussi les élections territoriales en préparation.

Considérant qu’il n’y a rien de plus à en dire, je me contenterais de cette phrase.

 

Et puis, le fameux épisode au cours duquel Nicolas S. le bien aimé Commandant Suprême a essayé de nommer son propre fils directeur de l’EPAD. Un gamin encore moins qualifié que moi, il faut le faire ! Je dois dire que nous en avons bien rigolé, mais dans la mesure où le sujet a déjà été très abondamment abordé, et que de toute manière, la France n’est pas mon pays, je ne m’étendrais pas davantage sur le sujet.

 

Et pendant ce temps là, la répression continue…

 

Et puis, il me faut également parler du problème des déchets. La décharge de Tallone est sur le point de fermer, je présume que vous le savez tous. Or, il s’agit de la seule et unique décharge de deuxième catégorie existant en Corse, ce qui signifie donc que nous sommes à la veille d’un problème en la matière. Déjà, dans les rues de Bastia, les sacs poubelles s’entassent, comme à Naples. Il nous faudra bien trouver d’urgence une solution.

Personnellement, je serais favorable à une généralisation du tri sélectif :

  • Les déchets verts et biodégradables, au compost,
  • Les déchets de verre, faïence, métal et assimilés au recyclage (cela se recycle très bien)
  • Les matières plastiques non recyclables iraient alimenter un thermolyseur (attention, pas un incinérateur, un thermolyseur, le concept est différent et ne dégage que du CO2 et aucun gaz toxique)
  • Les D3E et les DIS (autrement dit, les plus toxiques des déchets) seraient stockés en attendant l’installation d’une filière spéciale...

Cette solution nécessiterait bien évidemment louverture de centres de tri, ce qui créerait des emplois

Reste à connaître la volonté politique de nos chers élus.

Par Cumpà
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Samedi 1 août 2009

Encore une fois, notre terre brule. Encore une fois, notre pays se retrouve ravagé par cette plaie que constituent les incendies. Encore une fois, notre antique patrimoine forestier multiséculaire que nous avaient légué nos anciens se retrouve anéantit, morceau par morceau, hectare par hectare.

Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 4.000 hectares qui ont été dévastés. 4.000 hectares ! Et toujours les mêmes scènes apocalyptiques de désolation, de végétation ravagée, de forêts centenaires assassinées. Toujours les mêmes images insoutenables de dévastation, de maquis calciné, d’arbres exterminés, et de villages détruits.

Aujourd’hui, c’est le petit village de Tavacu qui sous les proies des flammes, fut quasiment réduit à néant. L’antique village de pierre construit par la sagesse séculaire de nos ancêtres est aujourd’hui très durement touché par l’inconscience, la stupidité, et les desseins criminels de quelques uns.

Comment rester insensible face à tant de malheur ? Comment rester de marbre face à la détresse de notre terre ? Notre relation avec notre terre est si étroite, si viscérale, et si indéfectible qu’il est impensable que nous n’éprouvions rien face à ces désastres. Sans cela nous ne serions pas Corses.

Non, en vérité, il est impossible de ne pas ressentir, dans notre chair et au plus profond de nos Âmes comme un cri de douleur qui nous transperce le cœur, face à tant de malheurs.

Car ce n’est pas seulement un espace boisé qui brule ; ce n’est pas seulement un écosystème qui est détruit ; c’est toute une partie de notre héritage patrimonial, culturel et naturel qui s’en va rejoindre l’éternité ; c’est un de nos biens les plus précieux qui disparaît à jamais ; c’est une partie de la Corse, de notre Corse, qui se meurt.

Mais au-delà des blessures de notre terre et des meurtrissures de nos âmes ; au-delà des lamenti désespérés suscités par ces calamités, c’est également un sentiment de révolte qui est en nous. Un sentiment de révolte légitime face à cette adversité générée par la main criminelle, une main humaine, dont les desseins, quels qu’ils puissent être, ne peuvent en aucun cas excuser l’acte immonde.

Car il ne faut pas s’y tromper ; les incendiaires constituent authentiquement des ennemis de la Corse et du Peuple Corse. Nul ne peut le nier, et le mouvement national ne s’y est jamais trompé, dans sa lutte de libération nationale.

À l’heure où des promoteurs véreux (pléonasme !) ambitionnent de faire de notre pays un désert de béton pour le plus grand bonheur des spéculateurs les plus divers et mondains décadents, sacrifiant ainsi notre pays sur l’autel de leurs intérêts bassement matériels, la perte est d’autant plus grande et plus cruelle lorsqu’elle touche d’antiques forêts ancestrales, vierges de toute corruption humaine par l’argent, ou de vénérables villages gardiens de nos traditions les plus profondes, non souillées par l’écrasant rouleau-compresseur de ce que d’aucun appellent pudiquement la mondialisation, mais qui n’est en fait qu’une infecte lobotomisation des esprits en vue d’imposer une culture unique mondiale.

Aussi, en ces jours sombres durant lesquels notre terre a encore payé un très lourd tribut au feu assassin, et tandis qu’un sentiment de tristesse et de désolation est en chacun de nous, c’est un cri de colère, un cri de révolte que j’ai envie de pousser à l’encontre de ceux qui trouvent plaisir et bénéfice dans la destruction de notre Corse.

Vergogna à tè chì brusgi a terra !

U tribunale divinu ghjudicherà i to piccati !

Par Cumpà
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Mardi 14 juillet 2009

Aujourd'hui, 14 juillet 2009, tandis que la France célébrait sa Fête Nationale, la CAR (Commission Anti Répressive) du mouvement indépendantiste corse Corsica Libera, s'est invitée aux cérémonies à Bastia, dans un but multiple :

  • Rappeler que la Corse n'est française que contrainte et forcée (même si depuis lors, le lavage de cerveau a fait bien des ravages dans l'esprit de nombreux corses)
  • Commémorer notre 14 juillet à nous, le 14 juillet 1755, date à laquelle Pasquale Paoli fut élu Général de la Nation Corse, date symbolique dans l'Histoire de la (première) indépendance de la Corse.

Pour information, voilà ce qu'en dit Corse-Matin (NB : je refuse d'être tenu pour responsable de leurs fautes d'orthographes).

 

La cérémonie de ce mardi a été légérement perturbée par une manifestation nationaliste. Une trentaine de manifestants est venu commémorer le 14 juillet 1755.En effet, cet à cette date que Pascal Paoli à été élu général en chef des Corses et les nationalistes tenaient à la féter devant le monument aux morts place St Nicolas. Le déroulement de la cérémonie s'est passé comme prévue et sans incidents.

 

Pour parler de la manifestation en elle-même, je dirais qu'elle commença à 9 h 30 au fond de la place Saint Nicolas (la plus grande place d'Europe !), puis s'est dirigée vers le lieu où se déroulaient les cérémonies, prenant place au centre du kiosque du centre de la place, face au monument aux morts, où le porte-parole de la CAR, Ghjuvan'Filippu Antolini, fit un discours.

Puis, la manifestation se déplaça jusque devant le monument aux morts, devant lequel certains d'entre nous posèrent, les drapeaux en mains, avant de se terminer enfin dans le calme le plus complet.

 

La manifestation se déroula dans les meilleures conditions qui fussent, et ce en dépit de l'imposante présence d'un cordon de CRS destinés à nous barrer la route, tout comme en dépit des insultes que nous essuyâmes.

 

Mais puisque les images valent mieux qu'un long discours, voici la vidéo de ce matin :



Et pour emoustiller plus encore votre curiosité, j'ai l'honneur de vous annoncer que j'étais présent.
Par Cumpà
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Mercredi 17 juin 2009

Bonjour à tous. De toute évidence, j’ai tendance à ralentir exagérément le rythme de publication de mes articles. D’un autre côté, c’est assez inévitable, lorsque l’on a quelque chose à faire (que voulez-vous ? J’ai du travail, moi ! Je n’ai pas le loisir de passer mes journées à l’ordinateur à écrire des pages et des pages.

Et quand bien même cela fut le cas (car je ne peux nier avoir également des moments de libres), je préfère généralement passer mes moments de libres dans le monde réel, si vous voyez ce que je veux dire.

Aiò ! Ne vous vexez pas. S’il vous plait… Je ne voulais pas vous vexer.

Vous m’en voulez ?

 

Bon, très bien. Pour me faire pardonner de mon manque d’assiduité, je vais vous offrir une petite analyse complète de l’actualité à divers échelon, comme au bon vieux temps (non… je ne peux quand même pas dire ça… ça me vieillit trop)… enfin, je veux dire, comme à une certaine époque (c’est déjà mieux).

 

Pour commencer, je tenais à réagir à chaud face à un évènement assez récent, certes peu important à long terme, mais emblématique d’une certaine situation. Je veux parler du fait que Nicolas S. aie été hué lors de son passage au Gabon pour l’enterrement du très sympathique et très estimable Omar Bongo, grand démocrate devant l’Eternel (non… je ne peux quand même pas écrire ça…)…

Pour en revenir à l’évènement proprement dit, je dirais que, pour moi, le fait que Sarkozy ait été hué au Gabon constitue une bonne chose.

En effet, au delà de la personnalité même du personnage, et bien au delà de la simple période actuelle que constitue la présidence de ce bien-aimé Commandant Suprême, l’Etat français a, de par son colonialisme immonde, profondément contribué à enfoncer toujours plus les Africains dans la misère. Dans un premier temps, au XIXème siècle, par un colonialisme que les théoriciens racistes de l’époque justifiaient par une prétendue "supériorité" des occidentaux sur les Africains ; colonialisme qui consistait purement et simplement en la négation des peuples (quand ce n’était pas pire) dans toutes leurs composantes, accompagnée d’un endoctrinement des mentalités, et un authentique pillage des ressources.

Puis, avec la décolonisation, les pays colonisateurs ont cependant réussit à maintenir en place des systèmes politiques abjects basés sur la manipulation, maintenant des liens avec leurs anciennes colonies, et mettant en place des dictateurs immondes (tels ce Bongo, enterré récemment), contre la volonté des peuples, et permettant ainsi de pérenniser le pillage institutionnalisé de tout un continent, dont les peuples continuent encore aujourd’hui d’être, pour beaucoup, sous le seuil de la pauvreté, tandis qu’une petite élite vendue aux anciens pays colonisateurs, continue de s’enrichir honteusement au détriment des peuples, et à l’instar de nombreux trusts néo-colonialistes.

Pour tout cela, et pour toutes autres sortes de raison que je pourrais tout aussi bien développer ici même, je me réjouis de voir que des Gabonais se révoltent (même si le terme paraît excessif pour de simples huées, au demeurant méritées) contre le colonialisme et le néo-colonialisme.

Il est temps, il est grand temps que ces systèmes tombent.

« On ne négocie pas avec un système colonialiste ; on l’abat. » fin de citation (Edmond Simeoni).

 

Sinon, en ce qui concerne l’international, il y a aussi les récentes élections en Iran qui n’en finissent pas de susciter l’évènement, comme on dit. Pour ma part, sans évoquer les politiques qui dirigent ce pays par force manipulations, je dirais simplement que j’ai beaucoup de peine pour le pauvre Peuple Iranien, qui n’en finit plus de souffrir, tant sous la dictature du Shah, que par la suite celle, radicalement différente, mais tout aussi sanguinaire, des Ayatollahs, et qui aujourd’hui encore et toujours, continue de souffrir.

 

À l’échelle de la Corse, divers évènements sont également à retenir. Ainsi, hier, à l’Assemblée de Corse (mais oui, l’assemblée régionale corse, relai local de la voix du Commandant Suprême Nicolas Ier, et organe prodigieusement inutile en l’état actuel des choses), devait avoir lieu le débat sur le PADDUC (rappelez-vous, ce projet de développement durable des intérêts particuliers de certains spéculateurs, corses ou non).

L’exécutif en place, d’obédience UMP sarkodépendante, se sachant en minorité sur ce point précis, décida purement et simplement de ne pas débattre du projet et de ne pas le soumettre au vote !

Bien évidemment, une telle absurdité suscita une grande colère de la part des opposants à ce projet, à tel point que la séance dut s’interrompre.

 

On est en droit de s’interroger jusqu’où pourront aller les décideurs pour contrer au mieux la volonté d’un peuple qui a déjà refusé ce PADDUC.

 

 

Et puis il y a aussi les bonnes nouvelles. Ainsi, c’est aujourd’hui qu’eut lieu le verdict du procès en appel de Félix Benedetti, Anthony Bozzi, Michel Terrachon, et Maxime Susini, accusés soi-disant d’avoir allumé l’incendie dans le bureau d’un des toutous locaux de Nicolas S. : Ange Santini. Les charges qui pesaient contre eux étaient totalement fantaisistes et bouffonnes, mais néanmoins dangereuses, puisque DEUX ANS DE PRISON FERMES avaient été requis à l’encontre de ces militants sur de simples présomptions plus que fumeuses (c’est le cas de le dire), car il faut bien le dire, en dépit des manipulations de certains, les dossiers contre ces militants sont totalement vides ! Il y avait là un véritable acharnement de l’Etat français à nuire à ces militants, puisqu’il y avait déjà eu un premier procès et un premier acquittement ; mais un tel verdict ne convenait, de toute évidence le parquet avait fait appel.

J’ai le plaisir de vous écrire ce soir que ces quatre militants de Corsica Libera ont été définitivement acquittés !!

Par Cumpà
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Samedi 14 février 2009

Bonsoir à tous, je crois bien que c’est la première fois que j’écris ici aussi tard. Pour autant, je crois que j’ai perdu en régularité quant à ma fréquentation de ce site. Pourtant il y en aurait des choses à dire… non que je me présente en un Unique Diseur de Chose, mais il faut quand même reconnaître qu’il m’arrive de le faire. Enfin bref…

Nous sommes donc en hiver. Rien de très original, me diriez-vous. Cependant, et c’est une constante chez moi, je suis très saisonnier. Entendez par là que je suis très attaché aux quatre saisons, et que je suis toujours heureux quand le printemps vient, quand l’été vient, quand l’automne vient, et enfin, quand l’hiver vient. Parce que chaque saison a son charme unique et particulier.

Ainsi, l’hiver est par excellence la saison du froid, la saison des longues nuits au chaud (l’écriture de ces quelques lignes font naître dans mon esprit une pensée attristée pour tous ceux qui n’ont pas cette chance d’avoir un endroit chaud où dormir), la saison des agrumes en général et des oranges en particulier, la saison des bons feux de cheminée, la saison de l’utilisation de tout ce qui a été récolté en automne (telle la farine de châtaigne)… enfin et surtout, la saison de la neige.

Car il a neigé… assez peu, par rapport à d’autres années, mais il a quand même neigé. Au-delà de l’aspect gênant que peut avoir la neige dans certains endroits isolés, risquant de bloquer une route, un passage, j’ai toujours considéré que la neige apportait toujours un surplus de poésie à tout paysage recouvert de neige.

 

 


Mais ce n’est pas l’hiver de partout. Ainsi, ces derniers jours, à la télévision (que je n’allume quasiment plus que par hasard tant les programmes me paraissent de plus en plus stupides… à moins que ce ne soit moi qui devienne de plus en plus intelligent… Comment savoir ?), il a beaucoup été question de la Guadeloupe et de la grève générale qui la paralyse. Les journalistes ont surtout parlé des touristes déçus et des directeurs de club de vacances qui galéraient. Quasiment pas un mot sur les nombreux Guadeloupéens qui se révoltent légitimement du coût exorbitant de la vie, et de nombreux autres abus dont ils sont les premières victimes (quand je vois comment c’est chez nous en Corse, je me dis que ça doit être pire encore là bas à ce niveau là, et à ce titre, je les soutiens). Certains semblent prendre le problème à l’envers. Volontairement ou involontairement ? Je ne saurais l’affirmer avec précision, mais il va de soi qu’il est normal que les Guadeloupéens en aient marre depuis des années (si ce n’est plus) d’être victimes d’abus en tous genres (tel, même si dans le cas présent, cela n’a rien à voir avec la grève, l’immonde scandale des pesticides non autorisés en « métropole », qui semble présenter un petit air de famille avec le coup du nuage de Tchernobyl qui s’était arrêté à la frontière française, ou encore, le sang contaminé). De même, les Guadeloupéens ont parfaitement raison de ressentir qu’ils constituent l’une des dernières colonies de « l’Empire Français », et qu’on les traite toujours comme des colonisés. Et s’ils réclament leur Indépendance, ce serait leur droit le plus légitime (en fait, Corses et Guadeloupéens sommes assez similaires, sur ce point de vu là).

 

Au-delà de la Guadeloupe, il faut dire que toute l’équipe du Commandant Suprême semble littéralement faire l’exact inverse du roi Midas de jadis : tout ce qu’ils touchent se transforme, non pas en or, mais en difficulté. À ma connaissance, il n’y a pas un corps de métier qui ne soit en opposition plus ou moins marqué avec cette gouvernance à coup de gesticulations. Sarkozy a réussit la prouesse de faire en sorte que Chirac soit regretté. Espérons seulement que le prochain ne poursuive pas dans cette logique, en faisant en sorte que Sarkozy soit regretté…

 

Et puis, comme autre fait marquant de l’actualité, il y a le fameux procès en appel d’Yvan Colonna. Je m’étais personnellement promis de ne pas en parler trop (ou tout au moins de ne pas redire exactement les mêmes choses que j’avais déjà dites lors du premier procès), mais dans le cas présent, force est de constater que les circonstances sont très différentes : Yvan Colonna semble plus « nerveux » que la première fois, face aux juges (ce que l’on peut comprendre si l’on se souvient de la « première fois »), et surtout, il y a ce témoignage bizarre totalement nouveau.

Un ancien proche collaborateur de Claude Erignac avait déclaré savoir que deux personnes ayant participé, d’une manière ou d’une autre (témoignage non précis) à l’assassinat étaient encore en liberté ! Les avocats d’Yvan Colonna parlent donc de suspendre le procès.

Voilà qui serait susceptible de faire bien des vagues et de bouleverser bien des poncifs et des procédures. Cela dit, dans l’expectative, je me garderais bien d’ajouter quoi que ce soit.

Si je puis me permettre, je dirais que le meurtre de Claude Erignac ressemble de plus en plus à celui de John Fitzgerald Kennedy, dans le sens où l’on n’y comprend rien, et que plane l’ombre d’une « vérité caché ». Conspirationisme, ou pas ? J’espère que l’avenir le dira.

 

À échelle plus corse, il y a aussi également beaucoup de chose à dire. Ainsi peut-on parler de mouvements de grève dans certaines structures éducatives de la Corse, des douze ans de la revue littéraire corse Bonanova (assortis d’une fête à laquelle j’eus l’honneur de participer)… et du congrès officiel de fondation de Corsica Libera… auquel je n’étais pas, parce que ce jour là, j’avais la grippe…

Tout le charme de l’hiver…

Par Cumpà
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Vendredi 30 janvier 2009

Il y a quelques temps de cela, le procureur José Thorel se réjouissait que l’année 2008 ait vu une baisse singulière du nombre de plasticage à caractère politique (-50 % par rapport à 2007).

C’est exact.

Pour autant, 2008 connut :

-          24 homicides ou tentatives sur toute la Corse (plus de 2 fois plus que l’année précédente)

-          Une très forte augmentation de la cocaïne et d’héroïne en Corse

-          Une nette augmentation du nombre de braquages.

Apparemment, la maffia se porte très bien. Son emprise semble même en augmentation.

Le  « coté obscur de la Corse » (bien que je n’aime pas trop les références trop simplistes, je dois avouer qu’il m’arrive de céder à la facilité, j’espère que vous me le pardonnerez), étend de plus en plus ses tentacules dans de nombreux secteurs, corrompant tout ce qu’il touche.

Il ne semble pas trop gêné par les « forces chargées de faire respecter l’ordre », qui semblent s’en prendre préférentiellement aux militants politiques.

Tout va bien, on vous le dit.

 

Hier, à l’Assemblée de Corse (en d’autres termes, la salle à la rosace au sol), Véronique Sciaretti, élue indépendantiste (Corsica Libera) a déclaré qu’elle entreprendrait une grève de la faim symbolique (qui durerait, selon ses propres termes, au moins pendant toute la durée de la visite ministérielle de Michèle Alliot-Marie) dans le but de dénoncer la répression policière à l’encontre des militants indépendantistes (tandis que, dans l’autre sens, les maffieux sont généralement relativement épargnés), s’intéressant tout particulièrement au cas de Paul Istria.

Paul Istria, militant indépendantiste d’une cinquantaine d’année, incarcéré depuis le 7 juillet 2008, était alors soigné pour une grave maladie. Or, depuis son incarcération, il n’a bénéficié, en prison, d’aucun soin ! Parallèlement, la sœur de Paul Istria, qui depuis l’incarcération de son frère n’avait cessé de réclamer qu’il soit soigné, ne reçut pas d’autre réponse qu’une garde-à-vue de 48 heures !

Pour tout cela, Véronique Sciaretti a écrit une lettre à Michèle Alliot-Marie, et entamé une grève de la faim.

Comme madame (ou mademoiselle, je dois avouer que je ne suis pas totalement informé  à ce sujet) Sciaretti l’a évoqué, cette affaire ressemble trop singulièrement à une autre, plus grave : celle de Michel Henry. Arrêté en 1994 pour l’affaire de Sperone, Michel Henry se plaignit, en prison, d’atroces douleurs. L’administration pénitentiaire le « soignèrent » avec des dolipranes (désolé, marque déposée, je sais ; ceci dit, qu’est ce que vous auriez dit, vous ? Des analgésiques ?) alors qu’il souffrait d’un cancer. Libéré un an plus tard pour raisons médicales évidentes, il devait mourir quelques semaines après sa libération.

Cette dramatique affaire ne peut que nous inciter à ne pas nous laisser faire.

 

Sinon, à part ça, c’est dimanche le congrès fondateur de Corsica Libera, et le procès en appel d’Yvan Colonna, en février. Ce n’est, malheureusement, pas le seul prisonnier corse politique, mais c’est le plus médiatique, et pour cette raison, j’en parle.

Saviez vous que Michèle Alliot-Marie est venue passer quelques jours (déplacement à titre individuel et « villégiature ») en Corse ?

J’ai un peu de mal à croire que ce déplacement soit sans rapport avec ce procès à venir.

 

 

Mais que cela ne vous inquiète pas. Tout va bien, tout va très bien.

Par Cumpà
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Lundi 29 décembre 2008

Bonjour à tous, me voilà donc de retour pour ce message, et, lorsque l’on voit la fréquence accélérément ralentie à laquelle j’écris ici, vous pouvez légitimement vous demander si je ne suis pas un peu fainéant sur les bords… oui, peut être un peu.

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, je suis là, et bien là, et si je suis là, c’est pour vous parler de l’année qui se meurt.

Déjà 2008 s’achève.

Pour être totalement franc, je ne l’ai pas vu passer, cette année. Tout au long de l’année, j’avais constamment l’impression d’être encore en 2007. Pourquoi ? È chì ne sò, eiu ?

Mais pourtant, malgré mes impressions personnelles, 2008 fut riche en évènements… c’est indéniable.

Si l’on s’en tient à la Corse (ce qui est encore le plus facile à faire de mon point de vue surtout, car sinon, ce serait trop difficile, et surtout trop long), ce fut une année d’élections municipales, mais est-il utile d’en parler lorsque l’on sait qu’il n’y a eu aucun changement notable et que les mêmes systèmes sont restés en place même si certains ont quelque peu tremblés.

On peut également souligner une importance accrue de la prise en compte de l’aspect patrimonial et environnemental de notre terre de Corse ; oui, s’il y avait un évènement à retenir de cette année, c’est bien ça : mobilisation salutaire pour refuser un projet mortifère de développement durable des sgiò et spéculateurs (le terme durable s’appliquant bien sûr aux sgiò et spéculateurs, non pas à la Corse), mobilisation contre la prolifération des résidences secondaires de luxe (Séguéla, Clavier, BNP…) ; pour une fois, le Peuple est parvenu à faire reculer le Pouvoir ; si seulement ça pouvait toujours marcher comme ça… Espérons que cela continue.

Au niveau politique, on peut noter la fondation de Corsica Libera, une authentique bénédiction, après des années et des années de divisions stériles, de même que l’élection de la première Cunsulta Naziunale depuis Pasquale Paoli.

 

 

Non… en fait, je ne suis pas bon appréciateur ! Car bien que 2008 ne m’ait pas marqué plus que cela, ce fut une bonne année.

Et même un défi à battre pour 2009, pour faire en sorte que cette année soit meilleure encore.

Par Cumpà
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Vendredi 21 novembre 2008

C’est donc aujourd’hui que seront jugées, au tribunal d’Aiacciu, 10 personnes, 10 militants indépendantistes du futur mouvement unitaire Corsica Libera (naissance prévue en janvier) : Rosa Prosperi, Véronique Sciaretti, Jean-Guy Talamoni, Paul-Félix Benedetti, Marie-Claude Branca, Joseph Colombani, Gérard Dykstra, Pierre Poggioli, Jean-Marie Poli et Olivier Sauli. Dix militants de toujours, les trois premiers étant mêmes élus à l’assemblée de Corse et le septième, élu à la Cunsulta Naziunale (assemblée nationale provisoire corse).

Leur crime : avoir voulu s’opposer activement à la spéculation immobilière, au bétonnage des côtes (y comprit des terres inconstructibles, comme cela était le cas ici), et à la main mise de certains sur le domaine public.

Si certains considèrent comme « honteux » l’occupation d’une propriété privée, je leur rappellerais que cet endroit, qui aurait du rester vierge, n’est devenu constructible qu’après un tour de passe-passe politique, et que l’objet de la manifestation politique n’était que de protester contre la mise en place d’un plan de développement, le PADDUC, qui augmenterait encore davantage le bétonnage de la Corse, au profit d’une petite élite d’élus et de personnalités, mais certainement pas au profit, ni du peuple, ni de la Corse elle-même.

Ces dix militants risquent jusqu’à 1 an de prison et 15 000 euros d'amende (somme qu’ils ne sont pas en mesure de payer, étant de condition modeste).

Le procès est à 14 heures, un rassemblement est prévu à 13 heures, et il n’est pas encore trop tard pour signer la pétition http://www.gopetition.com/petitions/nous-disons-non-au-diktat-policier-et-judiciaire.html

Bien entendu, il va sans dire que les dix prévenus bénéficient de tout mon soutien (comme toujours, d’ailleurs).

Ce procès intervient juste après l’arrestation spectaculaire de Jean-Christophe Benedetti (devant sa femme et ses enfants qu’il conduisait à l’école maternelle), et celle de Jean-Marc Rodriguez (tous deux furent libérés après de longues gardes à vue, sans qu’aucune charge ne soit retenu contre eux : il ne s’agit donc que de temps perdu, pour les deux hommes, sans compter l’opprobre lancée sur eux.

 

 

Verdict : 500 € d’amende ! Je ne sais si je dois me sentir heureux que des peines plus lourdes n’aient été prononcées (ce qui n’est franchement pas impossible, dans la mesure où il s’agit de l’ami de qui vous savez qui ; ils auraient bien été capable de réclamer 10 ans de prison), ou au contraire, choqué de voir qu’il n’y ait pas eu de non-lieu, pour cette non-affaire, qui n’était rien d’autre, à mon sens, que de la légitime défense contre les rapaces en tous genres qui se permettent de nous imposer leur PADDUC (ne croyez pas que je fasse preuve de xénophobie, vous savez très bien que cela n’est pas mon genre : lorsque je parle de rapaces en tous genres, je parle aussi de nombreux corses). Je pense que c’est l’indignation qui va dominer.

 

Mais, il y aura appel…

Par Cumpà
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Dimanche 12 octobre 2008

On aurait pu le penser, à voir ma très longue absence.

Cependant, tout va bien pour moi, je suis juste un peu fainéant. Mais aujourd’hui, je me permets d’écrire un article, puisque j’ai un peu le temps là, (j’ai jusqu’à dix heures). Et de quoi je vais vous parler ? Surtout de l’actualité, je pense.

Pour commencer, force est de constater que c’est l’automne. L’été est terminé, la température a baissé, les touristes sont partis, l’école a reprit, et les modes vestimentaires sont quelques peu différentes.

Personnellement, si certains ont coutume de déprimer en automne, je considère que chaque saison est porteuse de son charme. Ainsi, pour moi, l’automne incarne, certes, le commencement de la fin de l’année, mais également le début d’un tout autre cycle. L’automne, plus encore que l’été, est véritablement la saison des fruits, des champignons (pour ceux qui en trouvent), et, des châtaignes. C’est la saison où, en général, il pleut, et où le froid s’installe. C’est, comme le printemps, une période de transition, de transition entre l’été et l’hiver. C’est une saison empreinte d’une certaine beauté, d’une certaine nostalgie…

Mais bon, en toute honnêteté, je ne pense pas que ce soit pour m’entendre débiter des niaiseries que vous veniez sur mon site, alors qu’il y a tant de choses à dire.

Pour commencer, la « fameuse » affaire Clavier… Pas mal du tout, non ? Un beau tazzu que ça a fait. Même moi je ne m’y attendais pas… bon, c’est vrai, j’aurais peut être dû m’en douter, vu que Christian C. était (et est peut être toujours) l’ami de je n’ai même pas besoin de préciser qui. Ils ont même été jusqu’à virer le chef de la police ! Je n’ai pas à proprement parler l’intention de m’apitoyer sur son sort, mais bon, il faut quand même avouer que c’est assez bizarre.

Cette affaire m’en rappelle singulièrement une autre : c’était en 1974, et il s’agissait du sous-préfet de Corti (Corte) : Michel Kuhnmunch.

Suite à une promesse gouvernementale non tenue, des agriculteurs corses s’en étaient pris au DDA, en le déculottant et en lui mettant un sac sur la tête. Le préfet de Corse de l’époque, Jacques Delaunay les avait aussitôt fait arrêter, puis transférer aux Baumettes. Des milliers de Corses s’étaient alors rassemblés en protestation devant la préfecture, et Delaunay, sans attendre que la manifestation ne devienne houleuse, avait préventivement procédé à un grenadage au chlore (arme de guerre illicite et non inoffensive). Pour autant, les Corses n’entendaient pas renoncer et une autre manifestation avait été prévue à Ghisunaccia. Delaunay, outrepassant les limites de son pouvoir, avait déjà prévu une intervention similaire. Or, Michel Kuhnmunch alors sous-préfet concerné, avait menacé de démissionner si les pouvoirs de maintient de l’ordre ne lui étaient pas confiés (comme cela aurait du être). Kuhnmunch obtint satisfaction, et la manifestation de Ghisunaccia se passa dans le calme. Quelques jours plus tard, les agriculteurs emprisonnés furent libérés, et Kunhmunch paya le prix de son désaccord avec Delaunay en étant précipitamment muté en Guyanne. Tout cela s’est passé juste avant les évènements d’Aleria (22 août 1975), ceux de Bastia (27 août 1975), et la création du FLNC (5 mai 1976)… En conclusion, je dirais que cette attitude, consistant à virer un responsable qui désirait éviter l’affrontement, ne témoigne que d’une chose : que le Commandant Suprême et son équipe désirent l’affrontement.

Sinon, il y a aussi cette affaire Séguéla qui est définitivement réglé… jusqu’à la prochaine fois qu’on en parle. Pour ma part, même si je me réjoui (et comment !) de cette décision, je ne peux m’empêcher de penser qu’il me semblait que son permis de construire avait déjà été annulé. Apparemment, je n’avais pas bien suivi, mea culpa. En tous cas, apparemment, ça s’arrange bien cette histoire. Pourvu que le Commandant Suprême ne s’en mêle pas.

Enfin, en ce qui concerne la refondation, je dois dire que ça avance : le mouvement nationaliste refondé a désormais un nom : Corsica Libera. Personnellement, je m’étais un peu permis de me moquer (gentiment ; si on peut même plus macagner en interne…), en disant que vu tous les partis indépendantistes qui avaient existés par le passé, on aurait du mal à trouver un nom qui n’ait jamais servi… et bien en fait, Corsica Libera, c’est bien choisi comme nom… j’avais été mauvaise langue. Et le congrès fondateur, ce sera en janvier. D’ici là…

Sinon, il y a aussi la Cunsulta Naziunale, qui va prochainement procéder à la première élection d’une Assemblée Nationale Provisoire, le 16 novembre. La Corse, divisée en 9 comités, aura 27 représentants (ou députés), qui seront appelé à mettre en place un pouvoir politique.

Et pendant ce temps là, la répression continue…

Par Cumpà
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Samedi 21 juin 2008

Je le confirme, car en plus, je ne tiens même pas mes promesses. Car je vous avais promis de vous tenir au courant au plus vite, et voilà que presque deux semaines plus tard, je reste sans vous donner de mes nouvelles. Umbeh ! Des fois je me demande comment vous faites pour me supporter…

Enfin bref, finalement, j’y suis allé, à Balistra, pas tout seul, d’ailleurs (que sinon, j’aurais eu du mal, que je n’ai pas de voiture). La route était très longue, et j’y ai vu nombre d’amis et de connaissances à divers titres, certains que je n’avais plus vus depuis longtemps, ce qui m’a donc fait plaisir… Mais il faut quand même bien le dire : mis à part ça, c’était plutôt ennuyeux, ce rassemblement. Il ne s’est rien passé de bien particulier.

Pour en revenir à tout ce que je devais vous dire la dernière fois, même si les nouvelles commencent à être vieilles et qu’il s’est passé autre chose depuis.

D’abord, vous parler de ce qu’il s’est passé à Bavella. Je présume que vous connaissez parfaitement Bavella… Alors pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un lieu, dans le sud de la Corse, où commence un sentier forestier à l’intérêt multiple : tout d’abord patrimonial, car on y trouve l’une des plus belles forêts de Corse, riche d’Histoire et plusieurs fois vénérable, et ensuite écologique, car ces arbres, des pins larici, constituent, outres une espèce endémique, un écosystème emblématique très important…

Et bien figurez vous que ces pins ont subit des dégradations volontaires, ont largement été entaillés de telle façon qu’ils n’auraient guère pu résister au premier coup de vent un peu fort… et ce n’est pas là la seule dégradation subie par le sentier de Bavella.

Je pense que l’on peut raisonnablement se demander qui est l’auteur de cet acte de pur vandalisme qui a consisté à s’en prendre, non seulement à notre patrimoine naturel, mais également culturel. Cela dit, il est vrai que tous les promoteurs immobiliers, qui aujourd’hui, bétonnent à tout va (et pas que la côte, même l’intérieur et la plaine), pour construire des bâtiments en pagaille dont je me demande bien quelle est l’utilité, puisque la population de la Corse n’augmente pas…

Bon, je sais très bien ce que l’on pourrait me répondre… On pourrait très bien me répondre de me mêler de ce qui me regarde, et qu’on ne peut pas rester à l’âge de pierre… Mais bon, quand on voit la frénésie de constructions actuelles, qui s’incrustent sur des terres qui ont toujours été agricoles jusqu’alors, on ne peut que déplorer que petit à petit, notre Corse soit de plus en plus défigurée par l’appétit des promoteurs et autres spéculateurs. Cela dit, il est vrai que la déploration (ou alors le déplorage), est quelque chose de passif, qui ne sert strictement rien, contrairement à quelque chose qui serait actif, qui servirait à quelque chose…

Sinon, il y a aussi tous les procès en cours, dont j’aurais aimé vous parler… Sans craindre de passer pour un idiot, il y a tellement de procès, en ce moment, que j’ai beaucoup de mal à suivre… Je viens tout juste d’apprendre que le verdict est tombé pour Pieri et Angelotti, qu’ils ont été condamnés à quelques années de prison, ce qui est quand même beaucoup quand on sait qu’ils sont condamnés pour racket… sans aucune preuve formelle qu’ils aient effectivement racketté quelqu’un, hormis la parole de celui-ci… Enfin bref… ça sens le coup fourré, la preuve en est que j’ai du mal à suivre…

Et puis, il y a aussi les 3 militants du Rinnovu, dernièrement acquittés, contre qui vient de tomber l’appel… Ils seront donc rejugés… Ce qui est grotesque (et encore, quand je dis « grotesque », c’est pour être poli) quand on sait qu’ils avaient été jugés une première fois pour l’incendie d’un bureau de l’Assemblée de Corse, et qu’ils avaient été acquittés parce qu’il avait été démontré qu’ils étaient innocents…

Enfin, je tenais également à vous faire part de mon impression, concernant le fameux rajout à la Constitution, comme quoi le Sénat était contre, et l’Académie Française aussi (mais pourquoi je mets des Majuscules à ces deux machins… je me le demande… peut être une mauvaise habitude…)… Pour ma part, je n’en attendais guère plus de ces deux antres du jacobinisme et de la prétention.

Comme vous l’avez peut être constaté, je ne m’en sort pas… Je n’arrête pas de m’embrouiller, aujourd’hui, et j’ai l’impression de ne pas être productif du tout… Je ne sais pas si poster ce message était vraiment une bonne idée… Videremu…

 

Di tutte manere, à a prossima…

Par Cumpà
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