Samedi 31 octobre 2009

Bonjour à toutes et à tous qui me lisez plus ou moins régulièrement. Après plusieurs mois d’absence, voici mon grand retour (pour au moins un message !), et j’espère qu’il vous fera au moins autant plaisir qu’à moi.

On a pu penser que le cumpalliols, le présent blog, était mort, semi-enterré, ne publiant plus que de rares articles exclusivement politiques et sans trop de réflexion. Je suis là aujourd’hui pour vous prouver le contraire, et écrire un petit article d’actualité, comme au temps de ma splendeur (si j’ose dire, car il est vrai que lorsque je lis ce que j’ai écrit il y a quelques années sur ce blog par rapport à mes écrits les plus récents, la différence saute aux yeux).

Il est vrai que ces derniers temps, je me suis nettement plus consacré au « spin-off » de ce blog, intégralement en langue corse, mais cela ne signifie rien : les deux blogs ne sont pas en concurrence, et à ce titre,

Tout d’abord, pour vous annoncer une bonne nouvelle, celle de la naissance de la communauté « Adunita di i siti corsi » sur over-blog, constituant une union entre différents blogs corses, de préférence en langue corse (bon… celui-ci échappe à la règle, mais peu importe, je pense…). Aussi, si vous me lisez et que vous avez un blog qui correspond, je vous invite chaleureusement à nous rejoindre… Pour le moment, ce n’est qu’un début, mais nous sommes déjà quatre blogs dessus, ce qui n’est pas trop mal pour une communauté aussi récente… Pregu ch’ella cuntinuessi cusì…

 

Nous sommes passés de l’été à l’automne, une belle saison qui m’a toujours plu, la saison des châtaignes, des noisettes, des champignons et des légendes…

 

Maintenant, pour ce qui est de l’actualité, car je m’étais promis d’en faire un bref tour, il y a tout d’abord cette condamnation, à un an ferme de Charles Pasqua. Je ne sais pas trop pourquoi je commence par ça, mais il faut dire que le personnage est un sacré tordu dont je ne dirais pas publiquement ce que j’en pense, de peur de me faire attaquer pour diffamation et insultes.

Cela dit, ne tirons pas sur une ambulance, en tout cas, par sur un homme qui vient d’être frappé par la justice française, cette même justice qu’il avait, pendant si longtemps dirigé contre ses ennemis.

À titre personnel, je considère que un an de prison, pour des affaires aussi graves, c’est assez peu (surtout au regard des peines énormes, sans compter les préventives interminables, qui frappent tant de militants corses), mais il est vrai que pour un homme de cet âge, ça commence à faire beaucoup. Ceci dit, un aspect assez intéressant est qu’il a dit qu’il parlerait, qu’il dirait ce qu’il sait. Je ne saurais que trop l’encourager à le faire, si cela peut aider à faire tomber quelques manghjoni et autres magouilleurs trop hauts placés…

 

À part ça, il y a aussi les élections territoriales en préparation.

Considérant qu’il n’y a rien de plus à en dire, je me contenterais de cette phrase.

 

Et puis, le fameux épisode au cours duquel Nicolas S. le bien aimé Commandant Suprême a essayé de nommer son propre fils directeur de l’EPAD. Un gamin encore moins qualifié que moi, il faut le faire ! Je dois dire que nous en avons bien rigolé, mais dans la mesure où le sujet a déjà été très abondamment abordé, et que de toute manière, la France n’est pas mon pays, je ne m’étendrais pas davantage sur le sujet.

 

Et pendant ce temps là, la répression continue…

 

Et puis, il me faut également parler du problème des déchets. La décharge de Tallone est sur le point de fermer, je présume que vous le savez tous. Or, il s’agit de la seule et unique décharge de deuxième catégorie existant en Corse, ce qui signifie donc que nous sommes à la veille d’un problème en la matière. Déjà, dans les rues de Bastia, les sacs poubelles s’entassent, comme à Naples. Il nous faudra bien trouver d’urgence une solution.

Personnellement, je serais favorable à une généralisation du tri sélectif :

  • Les déchets verts et biodégradables, au compost,
  • Les déchets de verre, faïence, métal et assimilés au recyclage (cela se recycle très bien)
  • Les matières plastiques non recyclables iraient alimenter un thermolyseur (attention, pas un incinérateur, un thermolyseur, le concept est différent et ne dégage que du CO2 et aucun gaz toxique)
  • Les D3E et les DIS (autrement dit, les plus toxiques des déchets) seraient stockés en attendant l’installation d’une filière spéciale...

Cette solution nécessiterait bien évidemment louverture de centres de tri, ce qui créerait des emplois

Reste à connaître la volonté politique de nos chers élus.

Par Cumpà - Publié dans : Attualità corsa - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Mardi 11 août 2009

Il est des jours où mon humeur est maussade et qu’elle se fait ressentir sur mes articles (je présume que vous en savez quelque chose vous qui me lisez régulièrement, je ne vous en remercierais jamais assez). Et il est d’autres jours où, au contraire, mon humeur est beaucoup plus guillerette, beaucoup plus sereine. Naturellement, les vagabondages de mon humeur sont rarement sans rapport avec mon actualité à quelque échelle que ce soit.

Aujourd’hui est un jour qui répond sans conteste au second cas. La raison, en est toute simple, puisque découlant des trois derniers jours que j’ai passé à Corti, journées certaines exténuantes, car je ne m’arrêtas pas un seul instant, mais ô combien passionnantes et enrichissantes. Au-delà des multiples meetings politiques, ce furent indiscutablement les rencontres et discussions en tous genres qui constituèrent une authentique part active de ces journées, dont l’indiscutable point positif est que j’y récoltât assez de matière pour l’écriture de plusieurs articles (et l’indiscutable point négatif étant que consécutivement à ces journées, j’aurais bien aimé pouvoir trouver le temps de me reposer un peu avant de me mettre à les écrire, mais bon…).

Pour ce qui est de la tenue même des débats, cela commença le samedi à 10 heures et quelques par la présentation des différentes délégations étrangères. Outre nos habituels habitués, constitués par les délégations sardes, basques et catalanes, s’y trouvaient également les délégations de Bretagne, de Kabylie, de Kanaky, du Québec, et, bien entendu, de Guadeloupe (dont la présence fut tout particulièrement remarquée au vu du contexte récent.

Avec ces délégations constituées de nations sans état (c’est la terminologie), furent effectués des présentations de toutes nos situations respectives. Ainsi, appris-je sans surprise, que le harcèlement policier de toutes les minorités dans le monde, n’avait pas cessé en intensité.

Pour parler de quelques cas particuliers, j’ai été particulièrement touché par la situation de la Kabylie qui se trouve véritablement face à une authentique dictature qui leur nie jusqu’au droit de se prétendre différent (il y a quelques courtes années, la police a tiré sur une manifestation pacifique de Kabyles avec des balles explosives, faisant 126 mort ! En avez-vous seulement entendu parler dans les media, et ce en dépit du caractère internationalement illégal de ces balles ?) ; était invité à cet égard Ferhat Mehenni, l’un des piliers de la revendication kabyle, était présent (NB : saviez vous que le pouvoir algérien a fait assassiner son jeune fils il y a quelques années pour tenter de le faire taire ?)

La discussion avec la délégation basque nous apprit, outre que la torture continue de se pratiquer, que semblent s’être réactivées certaines structures barbouzardes telles le GAL. Ainsi m’a-t-on fait part qu’au moins un militant indépendantiste basque a mystérieusement disparu dans des circonstances inexpliquées (escadron de la mort ?)

Des discussions avec la délégation guadeloupéenne, je retins notamment qu’une manifestation pacifique datée de 1967 s’était soldée par de trop nombreux morts, la police ayant ouvert le feu sur les manifestants pacifique (preuve, s’il en est, que l’état français considère les Guadeloupéens comme des sous-hommes !), mais ce qui me plu tout particulièrement, ce fut l’évocation de leurs récentes réussites, et de leur marche (assurée), vers l’autonomie, en attendant mieux…

La délégation sarde éveilla tout particulièrement mon intérêt avec l’évocation d’un projet de centrale nucléaire en Sardaigne que l’état italien veut imposer au Peuple Sarde qui lui a pourtant déjà signifié son refus sur le sujet.

 

Le lendemain, le premier débat de la journée se déroula en langue corse sur la langue corse… Débat fort intéressant auquel j’eu l’honneur d’intervenir en mon nom propre pour défendre l’emploi et l’utilisation intensive de la langue corse (NB : aux esprits chagrins qui me feraient remarquer, à juste titre que le présent texte est écrit en français, je répondrais qu’il s’agit là d’un texte destiné à la communication internationale, et qu’un autre texte, en corse, est précisément en cours d’élaboration).

 

Assez vite, nous en arrivèrent au dimanche après-midi. Le « assez vite » est légèrement usurpé, car lorsque l’on s’affaire à droite ou à gauche à participer à organiser, il n’y a pas vraiment beaucoup de temps mort…

 

Là, après un débat commun, et l’invitation de plusieurs personnalités corses n’ayant pas nécessairement les mêmes sensibilités politiques.

 

Enfin, s’ensuivit le meeting proprement dit, l’intervention proprement dite de Corsica Libera. Le débat final fut véritablement lumineux, et de réelles perspectives d'avenir, sans ostracisme ni matricianisme furent évoquées. Les discussions furent beaucoup plus intéressantes que l’année passée, et l’on sentait une véritable unité au sein du mouvement indépendantiste enfin réunifié !

Point ne sera fait un résumé des débats, mais dès lors que les vidéos seront disponibles, je vous les communiquerais pour vous permettre de vous faire, à votre tour, une idée.

 

En guise de conclusion, je tenais à m’adresser à tous ceux et celles qui ont permit la constitution de Corsica Libera, et par là même la réunification du mouvement indépendantiste : « Cuntinuate cusì ! Ùn puderemu campà ch’è in l’unità ! Simu assai più belli è più gloriosi uniti ch’è staccati ».

Par Cumpà - Publié dans : Pulitiche - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Samedi 1 août 2009

Bonjour à tous, à tous ceux qui quotidiennement, êtes des millions à me lire (l’espoir fait vivre !)

Aujourd’hui, je tenais à vous parler de Napoléon Bonaparte, quoique ce sinistre individu ne soit pas directement en rapport avec l’actualité brulante…

Pour ma part, je suis profondément las d’entendre en permanence associer la Corse à ce personnage. Tout comme je suis particulièrement las d’entendre des gens, parfois même très intelligents le louer comme s’il s’agissait de quelqu’un de bien.

Historiquement, Napoléon Bonaparte fut un dictateur, qui instaura un pouvoir personnel très autocratique, et qui pour satisfaire sa volonté personnelle, fit la guerre à l’Europe entière. Cet « esprit brillant » était ouvertement partisan de l’esclavage, et assez ouvertement raciste, considérant que les hommes ne sont pas tous égaux entre eux. Il fut l’auteur de nombreux massacres à l’encontre de ceux qui s’opposaient à lui, ou qui simplement résistaient à l’invasion de leurs pays. Sa conscription obligatoire détruisit littéralement toute une génération de jeunes hommes, enrôlés de force dans ses guerres assassines.

Je tenais également à m’adresser aux Français qui aujourd’hui l’admire, pour leur révéler qu’il s’agissait d’un personnage qui fit beaucoup de morts, instaura un système dont eux-mêmes ne voudraient pas aujourd’hui, et qui, entre la conscription obligatoire et l''interdiction de critiquer, ne brilla guère pour son humanisme.

Il causa, directement ou indirectement, la mort de plus d’un million de personnes.

En Corse, il mandata le général Morand comme proconsul. Celui-ci, un monstre avide de sang, fut d’une telle sauvagerie qu’il se vanta a posteriori d’avoir fait tué au moins un Corse par jour. Il faisait subir de réelles abominations aux rebelles qui continuaient d’espérer en une Corse indépendante, ou tout au moins, libre. Le pire fut très certainement la déportation de tous les hommes du petit village d’Isulaccia di Fiumorbu, entre 15 et 80 ans dans des geôles obscures pour les punir de leur honneur de résistants ! Pas un seul n’en réchappa ! Ce fut là un drame digne du nazisme, car Napoléon Bonaparte ne vaut pas mieux que les nazis. Morand avait tellement marqué les esprits que son nom est à tout jamais dans l’esprit des Corses synonyme de l’injustice et de la cruauté.
Aussi, quand je vois aujourd’hui, chez beaucoup de Corses, une véritable idolâtrie à l’égard de ce monstre sanguinaire ; quand je vois toutes les statues de cet immonde bourreau qu’était Napoléon Bonaparte, il nait en moi un sentiment de révolte et d’injustice. Comment un peuple peut il être à ce point amnésique ? Comment peut-on tolérer une telle vénération pour un tel ogre ? C’est un peu comme si l’Allemagne d’aujourd’hui vénérait Hitler !

Un sentiment de lassitude et de révolte m’habite face à la vénération exacerbée que ressentent encore trop de Corses à l’égard de ce personnage. Comment peut on, à ce point, avoir une telle mentalité de colonisé, d’asservi, d’esclave.

Il m’arrive même de penser que la Corse ne sera malheureusement jamais plus indépendante, car la plupart des Corses sont trop cons ! (pardonnez moi ce léger saut d’humeur, mais c’est bel et bien le fond de ma pensée).

 


Napoléon doit être reconnu comme ce qu’il fut réellement.

 
Par Cumpà - Publié dans : Storia - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Samedi 1 août 2009

Encore une fois, notre terre brule. Encore une fois, notre pays se retrouve ravagé par cette plaie que constituent les incendies. Encore une fois, notre antique patrimoine forestier multiséculaire que nous avaient légué nos anciens se retrouve anéantit, morceau par morceau, hectare par hectare.

Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 4.000 hectares qui ont été dévastés. 4.000 hectares ! Et toujours les mêmes scènes apocalyptiques de désolation, de végétation ravagée, de forêts centenaires assassinées. Toujours les mêmes images insoutenables de dévastation, de maquis calciné, d’arbres exterminés, et de villages détruits.

Aujourd’hui, c’est le petit village de Tavacu qui sous les proies des flammes, fut quasiment réduit à néant. L’antique village de pierre construit par la sagesse séculaire de nos ancêtres est aujourd’hui très durement touché par l’inconscience, la stupidité, et les desseins criminels de quelques uns.

Comment rester insensible face à tant de malheur ? Comment rester de marbre face à la détresse de notre terre ? Notre relation avec notre terre est si étroite, si viscérale, et si indéfectible qu’il est impensable que nous n’éprouvions rien face à ces désastres. Sans cela nous ne serions pas Corses.

Non, en vérité, il est impossible de ne pas ressentir, dans notre chair et au plus profond de nos Âmes comme un cri de douleur qui nous transperce le cœur, face à tant de malheurs.

Car ce n’est pas seulement un espace boisé qui brule ; ce n’est pas seulement un écosystème qui est détruit ; c’est toute une partie de notre héritage patrimonial, culturel et naturel qui s’en va rejoindre l’éternité ; c’est un de nos biens les plus précieux qui disparaît à jamais ; c’est une partie de la Corse, de notre Corse, qui se meurt.

Mais au-delà des blessures de notre terre et des meurtrissures de nos âmes ; au-delà des lamenti désespérés suscités par ces calamités, c’est également un sentiment de révolte qui est en nous. Un sentiment de révolte légitime face à cette adversité générée par la main criminelle, une main humaine, dont les desseins, quels qu’ils puissent être, ne peuvent en aucun cas excuser l’acte immonde.

Car il ne faut pas s’y tromper ; les incendiaires constituent authentiquement des ennemis de la Corse et du Peuple Corse. Nul ne peut le nier, et le mouvement national ne s’y est jamais trompé, dans sa lutte de libération nationale.

À l’heure où des promoteurs véreux (pléonasme !) ambitionnent de faire de notre pays un désert de béton pour le plus grand bonheur des spéculateurs les plus divers et mondains décadents, sacrifiant ainsi notre pays sur l’autel de leurs intérêts bassement matériels, la perte est d’autant plus grande et plus cruelle lorsqu’elle touche d’antiques forêts ancestrales, vierges de toute corruption humaine par l’argent, ou de vénérables villages gardiens de nos traditions les plus profondes, non souillées par l’écrasant rouleau-compresseur de ce que d’aucun appellent pudiquement la mondialisation, mais qui n’est en fait qu’une infecte lobotomisation des esprits en vue d’imposer une culture unique mondiale.

Aussi, en ces jours sombres durant lesquels notre terre a encore payé un très lourd tribut au feu assassin, et tandis qu’un sentiment de tristesse et de désolation est en chacun de nous, c’est un cri de colère, un cri de révolte que j’ai envie de pousser à l’encontre de ceux qui trouvent plaisir et bénéfice dans la destruction de notre Corse.

Vergogna à tè chì brusgi a terra !

U tribunale divinu ghjudicherà i to piccati !

Par Cumpà - Publié dans : Attualità corsa - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Mardi 14 juillet 2009

Aujourd'hui, 14 juillet 2009, tandis que la France célébrait sa Fête Nationale, la CAR (Commission Anti Répressive) du mouvement indépendantiste corse Corsica Libera, s'est invitée aux cérémonies à Bastia, dans un but multiple :

  • Rappeler que la Corse n'est française que contrainte et forcée (même si depuis lors, le lavage de cerveau a fait bien des ravages dans l'esprit de nombreux corses)
  • Commémorer notre 14 juillet à nous, le 14 juillet 1755, date à laquelle Pasquale Paoli fut élu Général de la Nation Corse, date symbolique dans l'Histoire de la (première) indépendance de la Corse.

Pour information, voilà ce qu'en dit Corse-Matin (NB : je refuse d'être tenu pour responsable de leurs fautes d'orthographes).

 

La cérémonie de ce mardi a été légérement perturbée par une manifestation nationaliste. Une trentaine de manifestants est venu commémorer le 14 juillet 1755.En effet, cet à cette date que Pascal Paoli à été élu général en chef des Corses et les nationalistes tenaient à la féter devant le monument aux morts place St Nicolas. Le déroulement de la cérémonie s'est passé comme prévue et sans incidents.

 

Pour parler de la manifestation en elle-même, je dirais qu'elle commença à 9 h 30 au fond de la place Saint Nicolas (la plus grande place d'Europe !), puis s'est dirigée vers le lieu où se déroulaient les cérémonies, prenant place au centre du kiosque du centre de la place, face au monument aux morts, où le porte-parole de la CAR, Ghjuvan'Filippu Antolini, fit un discours.

Puis, la manifestation se déplaça jusque devant le monument aux morts, devant lequel certains d'entre nous posèrent, les drapeaux en mains, avant de se terminer enfin dans le calme le plus complet.

 

La manifestation se déroula dans les meilleures conditions qui fussent, et ce en dépit de l'imposante présence d'un cordon de CRS destinés à nous barrer la route, tout comme en dépit des insultes que nous essuyâmes.

 

Mais puisque les images valent mieux qu'un long discours, voici la vidéo de ce matin :



Et pour emoustiller plus encore votre curiosité, j'ai l'honneur de vous annoncer que j'étais présent.
Par Cumpà - Publié dans : Attualità corsa - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Mercredi 17 juin 2009

Bonjour à tous. De toute évidence, j’ai tendance à ralentir exagérément le rythme de publication de mes articles. D’un autre côté, c’est assez inévitable, lorsque l’on a quelque chose à faire (que voulez-vous ? J’ai du travail, moi ! Je n’ai pas le loisir de passer mes journées à l’ordinateur à écrire des pages et des pages.

Et quand bien même cela fut le cas (car je ne peux nier avoir également des moments de libres), je préfère généralement passer mes moments de libres dans le monde réel, si vous voyez ce que je veux dire.

Aiò ! Ne vous vexez pas. S’il vous plait… Je ne voulais pas vous vexer.

Vous m’en voulez ?

 

Bon, très bien. Pour me faire pardonner de mon manque d’assiduité, je vais vous offrir une petite analyse complète de l’actualité à divers échelon, comme au bon vieux temps (non… je ne peux quand même pas dire ça… ça me vieillit trop)… enfin, je veux dire, comme à une certaine époque (c’est déjà mieux).

 

Pour commencer, je tenais à réagir à chaud face à un évènement assez récent, certes peu important à long terme, mais emblématique d’une certaine situation. Je veux parler du fait que Nicolas S. aie été hué lors de son passage au Gabon pour l’enterrement du très sympathique et très estimable Omar Bongo, grand démocrate devant l’Eternel (non… je ne peux quand même pas écrire ça…)…

Pour en revenir à l’évènement proprement dit, je dirais que, pour moi, le fait que Sarkozy ait été hué au Gabon constitue une bonne chose.

En effet, au delà de la personnalité même du personnage, et bien au delà de la simple période actuelle que constitue la présidence de ce bien-aimé Commandant Suprême, l’Etat français a, de par son colonialisme immonde, profondément contribué à enfoncer toujours plus les Africains dans la misère. Dans un premier temps, au XIXème siècle, par un colonialisme que les théoriciens racistes de l’époque justifiaient par une prétendue "supériorité" des occidentaux sur les Africains ; colonialisme qui consistait purement et simplement en la négation des peuples (quand ce n’était pas pire) dans toutes leurs composantes, accompagnée d’un endoctrinement des mentalités, et un authentique pillage des ressources.

Puis, avec la décolonisation, les pays colonisateurs ont cependant réussit à maintenir en place des systèmes politiques abjects basés sur la manipulation, maintenant des liens avec leurs anciennes colonies, et mettant en place des dictateurs immondes (tels ce Bongo, enterré récemment), contre la volonté des peuples, et permettant ainsi de pérenniser le pillage institutionnalisé de tout un continent, dont les peuples continuent encore aujourd’hui d’être, pour beaucoup, sous le seuil de la pauvreté, tandis qu’une petite élite vendue aux anciens pays colonisateurs, continue de s’enrichir honteusement au détriment des peuples, et à l’instar de nombreux trusts néo-colonialistes.

Pour tout cela, et pour toutes autres sortes de raison que je pourrais tout aussi bien développer ici même, je me réjouis de voir que des Gabonais se révoltent (même si le terme paraît excessif pour de simples huées, au demeurant méritées) contre le colonialisme et le néo-colonialisme.

Il est temps, il est grand temps que ces systèmes tombent.

« On ne négocie pas avec un système colonialiste ; on l’abat. » fin de citation (Edmond Simeoni).

 

Sinon, en ce qui concerne l’international, il y a aussi les récentes élections en Iran qui n’en finissent pas de susciter l’évènement, comme on dit. Pour ma part, sans évoquer les politiques qui dirigent ce pays par force manipulations, je dirais simplement que j’ai beaucoup de peine pour le pauvre Peuple Iranien, qui n’en finit plus de souffrir, tant sous la dictature du Shah, que par la suite celle, radicalement différente, mais tout aussi sanguinaire, des Ayatollahs, et qui aujourd’hui encore et toujours, continue de souffrir.

 

À l’échelle de la Corse, divers évènements sont également à retenir. Ainsi, hier, à l’Assemblée de Corse (mais oui, l’assemblée régionale corse, relai local de la voix du Commandant Suprême Nicolas Ier, et organe prodigieusement inutile en l’état actuel des choses), devait avoir lieu le débat sur le PADDUC (rappelez-vous, ce projet de développement durable des intérêts particuliers de certains spéculateurs, corses ou non).

L’exécutif en place, d’obédience UMP sarkodépendante, se sachant en minorité sur ce point précis, décida purement et simplement de ne pas débattre du projet et de ne pas le soumettre au vote !

Bien évidemment, une telle absurdité suscita une grande colère de la part des opposants à ce projet, à tel point que la séance dut s’interrompre.

 

On est en droit de s’interroger jusqu’où pourront aller les décideurs pour contrer au mieux la volonté d’un peuple qui a déjà refusé ce PADDUC.

 

 

Et puis il y a aussi les bonnes nouvelles. Ainsi, c’est aujourd’hui qu’eut lieu le verdict du procès en appel de Félix Benedetti, Anthony Bozzi, Michel Terrachon, et Maxime Susini, accusés soi-disant d’avoir allumé l’incendie dans le bureau d’un des toutous locaux de Nicolas S. : Ange Santini. Les charges qui pesaient contre eux étaient totalement fantaisistes et bouffonnes, mais néanmoins dangereuses, puisque DEUX ANS DE PRISON FERMES avaient été requis à l’encontre de ces militants sur de simples présomptions plus que fumeuses (c’est le cas de le dire), car il faut bien le dire, en dépit des manipulations de certains, les dossiers contre ces militants sont totalement vides ! Il y avait là un véritable acharnement de l’Etat français à nuire à ces militants, puisqu’il y avait déjà eu un premier procès et un premier acquittement ; mais un tel verdict ne convenait, de toute évidence le parquet avait fait appel.

J’ai le plaisir de vous écrire ce soir que ces quatre militants de Corsica Libera ont été définitivement acquittés !!

Par Cumpà - Publié dans : Attualità corsa - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Vendredi 1 mai 2009

Bonjour à tous, si je prends aujourd’hui la plume, c’est pour faire remonter un fait qui constitue, selon moi, un fait très important, tout en me permettant de continuer ma série entreprise sur l’environnement. 

 

Aussi, je prends aujourd’hui pour cible Veolia (je pense qu’il est inutile de vous rappeler ce qu’est Veolia).

Cette firme tentaculaire, qui se fait appeller Kyrnolia en Corse (en espérant acheter quelques indigènes naïfs), qui gère en délégation les réseaux d’eau sur le concept de l’affermage. Le concept de l’affermage signifie qu’une commune, ou un groupement de commune, fait appel aux services d’une société pour assurer la distribution d’eau. Pour autant, la société en question n’entreprendra aucune construction d’ouvrage à cet égard (réservoir, station de traitement,...), et aura toute la liberté pour fixer le prix de l’eau comme elle l’entend, occasionnant souvent de très importants abus.

Le libéralisme dans toute sa splendeur !

Un énième abus du système actuel ! 

 

Exemple concret vérifié, et certifié authentique : dans la région de la Balagne, la station de traitement de Codole y traite les eaux du barrage éponyme pour les rendre consommables. Le traitement y est très poussé (je ne le détaillerais pas ici, à moins que vous ne désiriez en davantage). Puis, une fois traitement, l’eau est vendue à Veolia au tarif de 0.60 €/m3.

Puis, Veolia s’occupe ensuite de revendre cette eau aux communes de Balagne au tarif qu’elle désire.

Ainsi, pour prendre un seul exemple, à Santa Riparata di Balagna, village situé à proximité du barrage et soumit à un contrat d’affermage, l’eau coute 3.50 €/m3 !



Ce qui signifie que Veolia, sans même effectuer un seul traitement sur l’eau potable, (puisque la station de Codole permet de fournir de l’eau parfaitement potable à Veolia), se permet de quintupler (et même plus), le prix réel de l’eau, dans le seul but de faire des bénéfices !

Je vous laisse juger...

 

Par Cumpà - Publié dans : Pulitiche - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Samedi 25 avril 2009

L'environnement, c'est important.

(belle introduction, d'une banalité époustouflante, mais belle introduction quand même).

À l'heure actuelle, aucun parti, aucune idéologie, aucun projet de société qui se veut réaliste ne peut plus, comme par le passé, se concentrer exclusivement sur le présent, mais également sur l'avenir.

L'objectif du développement durable, définit par les Nations Unis, est de concevoir un développement qui satisfasse à nos besoins présents sans pour autant compromettre les capacités qu'auront les générations futures à satisfaire les leurs.

En d'autres termes, il s'agit également de concilier l'efficacité économique avec l'équité sociale, et la soutenabilité environnementale (oui, "soutenabilité" existe).

À cet égard, j'entame une série (qui ne sera peut être pas continue dans le temps), pour parler d'environnement.

Première cible : la Centrale EDF du Vazziu, à Aiacciu.

La Centrale EDF du Vazziu


Centrale fonctionnant au fuel lourd, mise en place voilà une bonne vingtaine d'année, et constituant déjà, à l'époque de sa mise en place, un modèle périmé. Cette centrale, à l'instar de sa consoeur situé à Lucciana, sont deux hérésies environnementales, toutes deux classées risques Seveso, dont les émissions de gaz polluants comme le dioxyde de soufre et le dioxyde d'azote sont fréquemment trois fois supérieures aux normes. Pourtant, en Corse, EDF bénéficie d'une dérogation spéciale l'autorisant à polluer plus.

Il est également utile de préciser que la centrale du Vazziu est considéré comme l'établissement le plus polluant de France ; tout comme il est primordial d'ajouter que dans les quartiers environnants situés sous le vent, le nombre de cas de cancers et d'asthme chronique y est beaucoup plus élevé qu'à la normale.

Depuis des années, nombreux sont ceux (et je suis fier d'avouer que j'en fais partie) qui se battent pour obtenir la fermeture pure et simple de ces deux poubelles. Malheureusement, l'Etat français ne veut rien savoir, et les projets de substitutions par énergies renouvellables ne sont guère encouragés par les autorités publiques, bien que des études de faisabilité démontrent que ces projets alternatifs soient en mesure de fournir de l'énergie à la Corse entière, se passant donc des deux centrales thermiques périmées.

http://levante.fr/vaziu/vaziu_dossier_280602.html

C’est ce genre de situation qui nous conforte, nous autres indépendantistes corses, dans ce sentiment que l’état français n’a aucun respect pour nous, qu’il nous traite comme des sous-hommes (l’expression peut choquer, mais c’est réellement ce que j’ai l’impression qu’il pense de nous), et qu’il est grand temps pour nous de prendre le large. (et je vous dis cela sans haine pour quiconque).

Par Cumpà - Publié dans : Pulitiche - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Samedi 4 avril 2009

Bonjour à tous. De toute évidence, je ne brille guère par la quantité de mes articles. Espérons qu’au moins je brille par leur qualité (on peut toujours rêver !).

Après le mois de février dont j’ai abondamment parlé qui, bien qu’il soit le plus court, m’aura semblé quant à moi particulièrement long (pour des raisons strictement personnelle concernant exclusivement mon actualité personnelle), est venu le mois de mars, et nous sommes aujourd’hui dans les premiers jours du mois d’avril. Il est dit, dans une légende corse, que le mois de mars avait demandé au mois d’avril de lui prêter ses premiers jours. Pour cette raison, les premiers jours d’avril ressemblent généralement aux jours du mois de mars (avril n’a jamais porté plainte contre mars qui ne lui a jamais rendu ses jours). Je dois dire que c’est un mois assez fatiguant que le mois de mars : il ne fait pas chaud, mais il ne fait pas froid, et le temps et la température varient tant qu’il est courant de se changer jusqu’à trois ou quatre fois par jour !

 

Dimanche 29 mars, à 15 heures, à l’Università di Corti, s’est tenue la Ghjunta de Corsica Libera. La Ghjunta, constituée de l’ensemble des délégués des sections locales (à raison de un délégué pour 5 militants), est l’un des organes décisionnels du mouvement. L’ordre du jour de cette réunion était, entre autres choses, la mise en place d’une direction au mouvement. À ce titre, la Ghjunta a procédé à l’élection du Président de la Ghjunta de Corsica Libera, et de ces deux Vice-présidents.

  • Eric Simoni fut élu Président de la Ghjunta
  • Joseph Colombani Premier Vice-président
  • Paul Medurio Deuxième Vice-président

Puis, la Ghjunta, ainsi que les militants présents, sont allé manifester devant la sous-préfecture de Corti pour protester contre la répression en Corse, et tout particulièrement la situation de harcèlement de Cédric Courbey qui avait été arrêté pour une prétexte fallacieux (une perquisition avait trouvé une douille 9 mm chez lui !), mais malgré cela déjà expédié sur Paris, siège de « l’antiterrorisme ».

Puis, quelques jours plus tard, Cédric Courbey a été libéré, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui (ancu di grazia !)

Bref ; la « routine ».

 

Pour autant, il s’est passé, cette semaine, lundi très précisément, un évènement d’une extraordinaire gravité que je ne pourrais pas taire : une authentique tentative d’assassinat.

Ainsi, depuis l’annonce du verdict à l’encontre d’Yvan Colonna, de nombreuses manifestation de soutient et de dénonciation de l’arbitraire de la « justice » avaient spontanément éclaté en Corse. Lundi, à Bastia, une manifestation de collégiens et de lycéens a littéralement tournée au drame ! À la tragédie !

Outre la violence inouïe des CRS et gardes mobiles envers des mineurs, et passages à tabacs à plusieurs hommes adultes et entrainés contre des adolescents moins aguerrit, beaucoup de choses scandaleuses (et le mot est bien faible) se sont déroulées :

Tout d’abord, il y a eu au moins 4 ou 5 arrestations. Dans l’un de ces cas, l’adolescent avait plusieurs fractures, occasionnées par les mauvais traitements des CRS (les forces du désordre), et n’a même pas bénéficié de soin, puisqu’il a été conduit au commissariat après un très bref détour par l’hôpital !

Le pire reste encore ce jeune collégien de 12 ou 14 ans, qui a reçu un tir de grenade lacrymogène en pleine tête, tiré à bout portant !!!

LE CRS EN QUESTION, A TIRE SUR UN ADOLESCENT, À TROIS MÈTRES DE DISTANCE, EN LE VISANT DELIBEREMENT À LA TÊTE, ET SELON LES TEMOINS, AVEC UNE FROIDEUR DECONCERTANTE DE SADISME, À L’ENCONTRE D’UN ADOLESCENT À PEINE SORTI DE L’ENFANCE.

LONGTEMPS, CE COLLEGIEN EST RESTEE DANS LE COMA ENTRE LA VIE ET LA MORT.

LE PRONOSTIC VITAL A ETE LEVE, MAIS IL EST CLAIR QU’IL CONSERVERA TOUTE SA VIE DURANT DES SEQUELLES DE CET ACTE DE BARBARIE POISSEUX DE CRUAUTE ;

C’EST TRÈS CLAIREMENT UNE TENTATIVE D’ASSASSINAT !

CE CRIME NE DOIT PAS DEMEURER IMPUNIT !!!!

 

Une manifestation a été organisée dans le feu de l’action à Corti devant la sous-préfecture, car nous nous devions de réagir, et puis une autre à Bastia cet après-midi.

Le Peuple Corse se devait de réagir face à cette intolérable agression et montrer qu’il existe toujours.

Lorsqu’un peuple est en danger de mort, il est en légitime défense.

On ne transige pas avec un système colonialiste ; on l’abat.*

Car si nous ne montrons pas aux gens que nous avons en face que nous ne mobilisons pas pour défendre un être à peine sortit de l’enfance et de ses émerveillements, mais qui a déjà sa vie gâchée du fait de l’incroyable barbarie de la répression policière, il y a fort à parier que plus jamais nous ne serons respecté en tant que Peuple, et que les forces de répression nous piétineront jusqu’à nous exterminer. Pour cela, le rassemblement d’aujourd’hui était plus que prépondérant, et de lui dépendait l’avenir de tout un Peuple.

 


 

 

* NB : je parle d’abattre un système, nullement d’abattre des hommes ; ne déformez pas mes propos, s’il vous plait.

Par Cumpà - Publié dans : Pulitiche - Communauté : Adunita di i siti corsi
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Samedi 14 février 2009

Bonsoir à tous, je crois bien que c’est la première fois que j’écris ici aussi tard. Pour autant, je crois que j’ai perdu en régularité quant à ma fréquentation de ce site. Pourtant il y en aurait des choses à dire… non que je me présente en un Unique Diseur de Chose, mais il faut quand même reconnaître qu’il m’arrive de le faire. Enfin bref…

Nous sommes donc en hiver. Rien de très original, me diriez-vous. Cependant, et c’est une constante chez moi, je suis très saisonnier. Entendez par là que je suis très attaché aux quatre saisons, et que je suis toujours heureux quand le printemps vient, quand l’été vient, quand l’automne vient, et enfin, quand l’hiver vient. Parce que chaque saison a son charme unique et particulier.

Ainsi, l’hiver est par excellence la saison du froid, la saison des longues nuits au chaud (l’écriture de ces quelques lignes font naître dans mon esprit une pensée attristée pour tous ceux qui n’ont pas cette chance d’avoir un endroit chaud où dormir), la saison des agrumes en général et des oranges en particulier, la saison des bons feux de cheminée, la saison de l’utilisation de tout ce qui a été récolté en automne (telle la farine de châtaigne)… enfin et surtout, la saison de la neige.

Car il a neigé… assez peu, par rapport à d’autres années, mais il a quand même neigé. Au-delà de l’aspect gênant que peut avoir la neige dans certains endroits isolés, risquant de bloquer une route, un passage, j’ai toujours considéré que la neige apportait toujours un surplus de poésie à tout paysage recouvert de neige.

 

 


Mais ce n’est pas l’hiver de partout. Ainsi, ces derniers jours, à la télévision (que je n’allume quasiment plus que par hasard tant les programmes me paraissent de plus en plus stupides… à moins que ce ne soit moi qui devienne de plus en plus intelligent… Comment savoir ?), il a beaucoup été question de la Guadeloupe et de la grève générale qui la paralyse. Les journalistes ont surtout parlé des touristes déçus et des directeurs de club de vacances qui galéraient. Quasiment pas un mot sur les nombreux Guadeloupéens qui se révoltent légitimement du coût exorbitant de la vie, et de nombreux autres abus dont ils sont les premières victimes (quand je vois comment c’est chez nous en Corse, je me dis que ça doit être pire encore là bas à ce niveau là, et à ce titre, je les soutiens). Certains semblent prendre le problème à l’envers. Volontairement ou involontairement ? Je ne saurais l’affirmer avec précision, mais il va de soi qu’il est normal que les Guadeloupéens en aient marre depuis des années (si ce n’est plus) d’être victimes d’abus en tous genres (tel, même si dans le cas présent, cela n’a rien à voir avec la grève, l’immonde scandale des pesticides non autorisés en « métropole », qui semble présenter un petit air de famille avec le coup du nuage de Tchernobyl qui s’était arrêté à la frontière française, ou encore, le sang contaminé). De même, les Guadeloupéens ont parfaitement raison de ressentir qu’ils constituent l’une des dernières colonies de « l’Empire Français », et qu’on les traite toujours comme des colonisés. Et s’ils réclament leur Indépendance, ce serait leur droit le plus légitime (en fait, Corses et Guadeloupéens sommes assez similaires, sur ce point de vu là).

 

Au-delà de la Guadeloupe, il faut dire que toute l’équipe du Commandant Suprême semble littéralement faire l’exact inverse du roi Midas de jadis : tout ce qu’ils touchent se transforme, non pas en or, mais en difficulté. À ma connaissance, il n’y a pas un corps de métier qui ne soit en opposition plus ou moins marqué avec cette gouvernance à coup de gesticulations. Sarkozy a réussit la prouesse de faire en sorte que Chirac soit regretté. Espérons seulement que le prochain ne poursuive pas dans cette logique, en faisant en sorte que Sarkozy soit regretté…

 

Et puis, comme autre fait marquant de l’actualité, il y a le fameux procès en appel d’Yvan Colonna. Je m’étais personnellement promis de ne pas en parler trop (ou tout au moins de ne pas redire exactement les mêmes choses que j’avais déjà dites lors du premier procès), mais dans le cas présent, force est de constater que les circonstances sont très différentes : Yvan Colonna semble plus « nerveux » que la première fois, face aux juges (ce que l’on peut comprendre si l’on se souvient de la « première fois »), et surtout, il y a ce témoignage bizarre totalement nouveau.

Un ancien proche collaborateur de Claude Erignac avait déclaré savoir que deux personnes ayant participé, d’une manière ou d’une autre (témoignage non précis) à l’assassinat étaient encore en liberté ! Les avocats d’Yvan Colonna parlent donc de suspendre le procès.

Voilà qui serait susceptible de faire bien des vagues et de bouleverser bien des poncifs et des procédures. Cela dit, dans l’expectative, je me garderais bien d’ajouter quoi que ce soit.

Si je puis me permettre, je dirais que le meurtre de Claude Erignac ressemble de plus en plus à celui de John Fitzgerald Kennedy, dans le sens où l’on n’y comprend rien, et que plane l’ombre d’une « vérité caché ». Conspirationisme, ou pas ? J’espère que l’avenir le dira.

 

À échelle plus corse, il y a aussi également beaucoup de chose à dire. Ainsi peut-on parler de mouvements de grève dans certaines structures éducatives de la Corse, des douze ans de la revue littéraire corse Bonanova (assortis d’une fête à laquelle j’eus l’honneur de participer)… et du congrès officiel de fondation de Corsica Libera… auquel je n’étais pas, parce que ce jour là, j’avais la grippe…

Tout le charme de l’hiver…

Par Cumpà - Publié dans : Attualità corsa - Communauté : Adunita di i siti corsi
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